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Visible depuis Grenoble, la longue échine de la crête de Brouffier se mérite. Mais son parcours, qui est une introduction à l’ascension du Taillefer, vaut le détour. Après une ambiance forestière, son vaste plateau incliné à plus de 2000 mètres d’altitude est tout simplement magique, avec un panorama partagé entre la grande ville au loin et les montagnes sauvages de Matheysine. A faire et à refaire.

Le Taillefer est une grande île, dont le point culminant est plutôt délicat et long d’accès. La crête de Brouffier constitue le piémont du Taillefer : un objectif en soi qui a le bon goût d’être abordable et plutôt à l’abri des dangers nivologiques. Bien visible depuis Grenoble, cette longue échine s’étire sur le versant ouest du Taillefer, comme une invitation à rester là-haut en fin de journée. Par bonnes conditions, et avec une frontale dans le sac, savourer un coucher de soleil ou les derniers rayons sur la crête de Brouffier est tout simplement magique.

L’un des plus beaux spots isérois pour la raquette ou le ski de rando.

Si les crêtes de Brouffier sont recherchées par les skieurs de rando quand le risque nivo est élevé, par conditions stables le reste du massif du Taillefer est nettement plus alpin, les conditions du délicat Pas de la Mine et la fine arête de la Croix Pinelli rendent souvent les crampons nécessaires. Mais qu’il s’agisse de la belle rando encore abordable à Brouffier, ou d’une sortie plus alpine au point culminant, le secteur est tout simplement l’un des plus beaux spots de l’Isère pour la raquette à neige ou le ski de rando.

Non, ce n’est pas le plateau de Brouffier, mais la crête de la Dréveta, au sud-ouest du Taillefer, lors d’une exploration du secteur. © JC

Crépuscule sur Brouffier, à gauche le Grand Serre, et au loin la barrière Est du Vercors : on distingue le mont Aiguille, le Grand Veymont, ou encore les Deux Soeurs. © Jocelyn Chavy

Sommet : La crête de Brouffier, 2434 m. 

Dénivelé : 1000 m

Horaire moyen : 5h

Point départ : selon enneigement, se garer au niveau du bout de la route déneigée à 1450 mètres, ou un peu plus loin au pylône de Plansonnet à 1530 m. En plein hiver il faut partir du virage suivant le lotissement du Taillefer, environ 1km en aval. Au printemps, possibilité de partir de plus haut (voir variantes).

Itinéraire : prendre à droite le « chemin du Bérard »; plus loin on traverser la route et suivre au nord-est le ruisseau des Fontenettes jusqu’à sortir de la forêt vers 1850m. Si vous partez depuis le parking du pylône, remonter la route jusqu’à ce que celle-ci, au sud-est, croise le chemin des Fontenettes. A la sortie de la forêt, poursuivre plein Est sur la côte des Salières, puis les crêtes de Brouffier jusqu’au point 2434 m, au-dessus lac de la Courbe.

Variantes : le Taillefer est un vaste massif. Outre le point culminant – le Taillefer 2857 m – les randonneurs alpins, équipés de crampons, peuvent tenter la Croix du Sergent Pinelli 2616 m, par le pas de la Mine (conditions nivologiques stables impératives). Plus facile, il est tentant de faire une boucle par le lac de Brouffier : un aller-retour pour la version facile, avec une descente par le vallon de Prévourey à main gauche (pentes plus raides, orientation…). Enfin, au printemps, la route du Poursollet est déneigée jusqu’à son extrémité ou jusqu’à combe Oursière, se garer au point 1690 m, de là remonter le versant nord de la côte des Salières.

Plus d’infos sur la raquette à neige en Isère

N’oubliez pas de prendre la météo, le bulletin d’estimation des risques d’avalanches, et le tryptique DVA-pelle-sonde selon la période.

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