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Sur le pilier nord-est du Tengkangpoche (6487 m, Népal), la première tentative d’ascension début octobre de Tom Livingstone et Matt Glenn s’est soldée par une mauvaise chute dans un passage d’escalade artificielle. Tom s’est blessé à la main, encore loin du sommet, et la cordée a décidé de redescendre. Dix jours plus tard, la neige a blanchi la montagne. Ce projet monstrueux est-il encore possible ? Dernière partie du récit de Tom Livingstone.

De toutes les raisons de renoncer à l’escalade d’une montagne, je ne pensais pas que celle-ci serait si mauvaise.

Des tempêtes sont arrivées, de lourdes rafales de vent ont poussé ma tête à rentrer dans mes épaules. Percer un Abalakov dans la glace est beaucoup plus difficile quand on ne voit pas sa main devant soi. Le doute m’a assombri la tête, et le coeur. « Est-ce que cette ascension est vraiment possible ? » je me dis en regardant le sol. Mon partenaire et moi avons atteint des lieux « infranchissables », dépourvus de prises pour grimper, de fissures pour se protéger. Et nous avons ressenti la douleur de la défaite. Mais m’entailler le petit doigt ? De toutes les raisons d’abandonner, celle-ci semble la plus pathétique, et la plus punitive pour l’ego.

Le médecin de Thame a grimacé quand il a vu mon doigt… Il a dit : « Hmm… il faut le nettoyer », avant de verser de l’iode dans la plaie. Il l’a lentement pansée puis m’a donné des antibiotiques.

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