Par vents contraires : Reinhold Messner solde ses comptes

Règlement de comptes au sommet : c’est un titre qui aurait pu convenir à ce livre étonnant au premier abord. Messner règlerait-il ses comptes ? Peut-être bien, mais à sa manière et dans le détail. Lui qui, enfant, n’a jamais retenu la leçon de sa mère, ce doux mais ferme « Tais-toi ! » qui devait claquer dans la chaumière sud-tyrolienne, se livre ici à un exercice où la langue de bois n’a pas sa place. Ni la modestie, d’ailleurs.

Dès les premières pages, un sentiment s’installe : celui d’une grande remise en ordre, mélangeant des choses connues, d’autres moins. On retrouve ainsi des passages entiers déjà publiés ailleurs, des avis flatteurs, des entretiens soigneusement choisis. Une forme de best of myself où Messner semble endosser le rôle d’éditeur de sa propre légende.

Le lecteur pourra s’agacer de ce côté miroir tendu à soi-même. Ici, ce sont surtout les

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