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La pénurie d’eau menace les refuges d’altitude

Tandis qu’une canicule précoce gagne la France, la sécheresse en altitude et le manque d’enneigement inquiètent les propriétaires et gardien·ne·s de refuge d’altitude. Faute de ressources suffisantes en eau potable, certaines cabanes pourraient fermer leurs portes au milieu de l’été : une conséquence directe du dérèglement climatique.

« Ne montez pas sans votre eau potable ! Nous ne pourrons pas remplir vos gourdes ! ». Voilà le message inquiétant que l’on peut lire sur le site du refuge du Lac d’Allos, situé au coeur du Parc National du Mercantour. En cause ? Le manque de ressources en eau aux abord des refuges d’altitude. Qu’ils soient alimentés par une source, un lac ou la fonte des névés et glaciers, les refuges français commencent en effet cette saison estivale sous le signe de la sécheresse. « À la fin du mois de mai, l’enneigement était équivalent à ce que l’on a habituellement fin juillet en montagne », rapporte Maria Isabel Le Meur, directrice adjointe du pôle hébergement de la FFCAM, en charge du pilotage du plan de rénovation des refuges.

Refuge Albert 1er. ©Ulysse Lefebvre

Les conséquences du dérèglement climatique

En ce début de saison d’été en montagne, alors que les refuges gardés rouvrent leurs portes, les gardiens et gardiennes rapportent des conditions très (trop) estivales pour les courses d’alpinisme et la menace d’une pénurie d’eau prend de l’ampleur. « Si on ne met pas rapidement des choses en place, on prévoit de fermer à la fin du mois de

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