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Petits désastres de Sam Beaugey

Le Sale gosse (titre de son précédent livre) a été touché par la grâce (de l’écriture) : Sam Beaugey a pondu un nouvel opus de ses aventures plus ou moins verticales. Vous ne trouverez pas ici la gloire du conquérant de l’inutile, mais l’ingénuité du grimpeur jamais blasé qui rentre parfois la queue entre les jambes. Si grimper peut remplir une vie, un récit d’escalade, même d’un non-conquérant, peut faire un bon livre !

C’est l’histoire d’une passion de jeunesse, celle d’un « jeune vieux » pour une très grande paroi, El Capitan. Lui est un grimpeur donc une sorte d’«anti-héros qui espère obtenir au sommet, s’il ne s’est pas fait mal, un super câlin de sa maman ». Grimpeur un jour, grimpeur toujours, ce n’est pas de la forfanterie, mais un mantra pour Sam Beaugey, qui découpe au fil de son roman sa propre ombre sur la paroi d’El Capitan comme Lucky Luke la sienne dans une rue de Painful Gulch, le flingue en moins, la poignée de camalots en plus. « Il faut s’élever sur un caillou au-dessus du marasme de sa propre existence » écrit-il. Comme l’a dit Alain Damasio : « la nécessité d’être, c’est ça qu’il faut tenir ». Alors Sam prend l’avion pour le paradis sur terre, Yosemite Valley, Californie, avec l’idée de courtiser one more time El Cap avec son vieux pote canadien Kurt. On s’en doute, rien ne va se passer comme prévu. Mais ce n’est pas là qu’on se délecte le plus… (…)

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