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Pas de ski alpin à Noël : la sentence est tombée. Après les manifestations de la semaine dernière, les élus et professionnels du ski et de la montagne ont déposé un recours au Conseil d’État, une procédure d’urgence en référé liberté contre la fermeture des remontées mécaniques décidée par le président de la République. La volonté de six régions dont Auvergne-Rhône-Alpes à l’origine de ce recours n’aura pas suffi : ce 11 décembre, le conseil d’État a dit non. Les pistes ne seront pas ouvertes à Noël.

Certains gardaient espoir. Après la colère exprimée par les acteurs socio-professionnels de la montagne, les élus des cinq régions de montagne se sont rassemblés dans un élan collectif inédit, en contestant la décision de fermeture au Conseil d’État; ce mercredi, le Conseil d’État a tranché. Il n’est pas question d’ouvrir les remontées mécaniques en stations : celles-ci peuvent bien demeurer « ouvertes », les remontées, elles, resteront fermées jusqu’à mi-janvier.

Voici le communiqué du conseil d’État :

« Le 4 décembre 2020, le Premier ministre a interdit au public l’accès aux remontées mécaniques des stations de ski, à l’exception des professionnels et des enfants membres d’une association affiliée à la Fédération française de ski.

Plusieurs collectivités territoriales et organisations représentant le secteur économique des sports d’hiver ont saisi le Conseil d’Etat, en référé-liberté, pour lui demander de suspendre cette mesure.

Par l’ordonnance de ce jour, le juge des référés rejette cette demande. Il constate que la mesure contestée aura des effets économiques certes très importants pour les zones concernées. Toutefois, il relève que l’épidémie de covid-19 se maintient à un niveau élevé, qui crée une forte pression sur le système de santé, notamment dans les régions où se pratiquent les sports d’hiver. Il juge ainsi que la mesure contestée, qui a pour objectif de limiter les contaminations supplémentaires occasionnées par des flux importants de déplacements, ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées par les requérants, et notamment à la liberté d’entreprendre. »

Le couperet est donc tombé, et nul ne saurait dire, pour le moment, quand les stations pourront ouvrir leurs domaines. (…)

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