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Au Bourg d’Oisans, aux pieds des stations de l’Alpe d’Huez et des Deux Alpes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce mercredi matin : des élus aux professionnels du tourisme, tous pour dire non à la décision prise par le président Macron de ne pas ouvrir les remontées mécaniques. La fronde s’organise, un recours au Conseil d’État sera déposé ce jeudi. Reportage.

Ce matin à Bourg d’Oisans, ils étaient tous là. Élus, maires et conseillers municipaux de la communauté de communes de l’Oisans, représentants de la région Provence Alpes Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes, du département de l’Isère, professionnels du tourisme et socio-professionnels du territoire, restaurateurs, hôtelliers, moniteurs de ski, pisteurs secouristes, personnels des remontées mécaniques et commerçants. Parmi eux, beaucoup de saisonniers sont engagés dans les petites et grandes stations de l’Oisans pour la période hivernale.

Alors que la neige revient en altitude depuis deux jours, tous se rassemblent là pour faire front à la décision prise par le président de la République Emmanuel Macron le 24 novembre : celle de fermer les remontées mécaniques des stations de ski jusqu’au 20 janvier, une décision confirmée deux jours plus tard par le premier ministre Jean Castex malgré la lettre la veille signée par des élus de montagne, des parlementaires, trois présidents de régions (Occitanie, Pyrénées Méditerranée, PACA et AURA) et dix présidents de départements, ainsi que par des syndicats professionnels (Domaine skiable de France, des moniteurs de ski et des résidences de tourisme notamment). 

Le cortège, ce 2

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