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Peter Habeler était avec Reinhold Messner au sommet de l’Everest le 8 mai 1978, sans oxygène, il y a 42 ans. Pourtant, plus discret que son compatriote, Habeler ne place pas ce moment au rang de ses meilleurs souvenirs. C’est que le tyrolien a lui aussi un parcours étonnant. En 2017, nous l’avions rencontré à Brixen. Confidences d’un alpiniste novateur.

Piétonnes, les rues de Brixen résonnent des pas des flâneurs profitant de la douceur de vivre du Sud-Tyrol. Speck et glaces à l’italienne, vins délicats et langue allemande : ce coin des Dolomites près du Sassolungo a de quoi rassasier le montagnard, et ce d’autant plus en cette mi-octobre 2017. La ville accueille le 9ème International Mountain Summit (IMS), un événement qui rassemble films, grimpeurs, et esprit montagne. L’un des parrains de cette édition n’est autre qu’Alex Honnold, auréolé de son ascension en solo d’El Capitan. Mais commençons par un alpiniste venu du Tyrol autrichien, en voisin : Peter Habeler.

Peter Habeler en octobre 2017, à l’International Mountain Summit. © Jocelyn Chavy

L’homme est connu pour avoir été le premier, avec Reinhold Messner, à gravir l’Everest sans oxygène, en 1978.

À l’époque, certains leur prédisaient l’amputation, la perte de tout ou partie de leurs neurones, bref, que l’Everest allait leur cramer le cerveau. Que nenni. Aujourd’hui, Peter Habeler se tient droit, dents d’un blanc éclatant, fait montre d’un humour décapant et d’une forme éclatante. Pour ne pas dire extraordinaire : l’année dernière, Peter Habeler a gravi,

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