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Au crépuscule d’une saison marquée par la sécheresse, qui a conduit à la fermeture de plusieurs refuges dans les Alpes, la question mérite d’être posée. Pourquoi prendre une douche en refuge ? Et pourquoi, même, en mettre à disposition ? Loin d’être anodines, ces interrogations soulèvent plusieurs enjeux.

Souvenez-vous, c’était en juin dernier. Il y a trois mois jour pour jour, nous interrogions Maria Isabel Le Meur, directrice adjointe du pôle hébergement de la FFCAM, sur le risque de pénurie d’eau en refuge. On craignait alors la catastrophe. On imaginait sans trop y croire des gardien·nes contraints de retrouver la vallée prématurément, faute de ressources hydriques suffisantes. Les prédictions « dramatiques » de Maria Isabel Le Meur se sont réalisées. Dans le même temps, d’autres gardien·nes ont pu terminer leur saison et ajouter deux euros à la note de fin de séjour de certains randonneurs et randonneuses, qui se sont avérés sentir meilleur que la moyenne à ces altitudes. L’information ne vous avait sûrement pas échappé : il est désormais souvent possible de prendre une douche en refuge. Reste à savoir si l’idée est bonne.

Peut-on déplorer les conséquences du dérèglement climatique en montagne et participer à y amener toujours plus de monde ? Est-il pertinent d’augmenter le confort des refuges, renforçant ainsi leur attractivité, alors que la surfréquentation cause déjà de nombreux problèmes en altitude ?

Refuge du col de la Vanoise, avec ses douches disponibles. ©JC

« C’est le systématisme de cette montée en gamme qui

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