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Everest Express : l’acclimatation à domicile

Est-il possible de gravir l’Everest en trois semaines ou le Manaslu en quinze jours avec des marges de sécurité acceptables ? La réponse rapide est oui, c’est possible, à condition que les grimpeurs trouvent le bon moyen de se pré-acclimater chez eux. L’utilisation de tentes et de masques hypoxiques donne des résultats impressionnants. Mais – voilà le « mais » – les solutions bricolées et les programmes standards peuvent ou non fonctionner et, dans ce dernier cas, ne se révèlent que lorsqu’il est trop tard et que l’oygène est rare.

L‘entraînement dans des conditions d’hypoxie n’est pas nouveau chez les sportifs de haut-niveau. Cette méthode est utilisée depuis des décennies, principalement dans le but d’améliorer les performances en augmentant le taux d’hématocrite (nombre de globules rouges), ce qui permet un transport plus efficace de l’oxygène dans les tissus du corps humain et une meilleure réponse ventilatoire. Le même processus se produit naturellement lorsque le corps humain est contraint de travailler à une altitude plus élevée.

Toutefois, cette prise d’altitude doit se faire progressivement et avec précaution, afin que le sang devienne plus « épais » sans déclencher la formation de caillots sanguins, ni développer d’œdème pulmonaire/cérébral (liquide envahissant les poumons/le cerveau), les symptômes les plus courants du mal aigu des montagnes (MAM). Si le processus se déroule correctement, le sujet s' »acclimatera » à des conditions d’air plus rare. Au contraire, le MAM est un mal qui peut être mortel et qui nécessite une action immédiate. 

©Hypoxico.eu

L’acclimatation demande 

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