Avec ses murs et ses prises connectées, le futur de l’escalade indoor est déjà là. Mais dehors, le big data a lui aussi commencé, rayon topo entre autres. Pour de bonnes raisons : sécurité, environnement, tout est fait pour que le grimpeur puisse évoluer sans nuire à quiconque, et se faire plaisir dans son niveau. Mais ce grimpeur vissé à son smartphone aura-t-il encore le choix d’aller grimper ce qu’il veut – où il veut ? Pas forcément. Deuxième volet de notre analyse sur l’escalade augmentée.

L’escalade augmentée, ce n’est pas qu’en indoor (lire notre article escalade augmentée version indoor), mais également dehors. Ça commence aujourd’hui par un tour sur les applis météos, les sites communautaires, certains topos en ligne… une offre que veut synthétiser l’application Whympr, qui s’intéresse aux grandes voies et courses en montagne. Lors du Salon de l’escalade à Lyon fin mi-novembre, les acteurs du digital versant escalade étaient rassemblées pour une conférence sur l’escalade augmentée, des modules d’entraînement aux topos montagne. Le directeur de Whympr, Tim MacLean l’affirme : « le numérique, c’est une clé pour simplifier les accès à la montagne ». Pour 25 euros par an, Whympr propose en hors ligne des itinéraires, de la cartographie, les conditions de tel ou tel secteur.

Escalade augmentée : prévention d’abord

Les conditions, justement, ce ne sont pas seulement savoir si le sentier d’approche est sec, c’est aussi avoir des infos sur les zones protégées, savoir tout simplement si on a le droit de grimper là où l’on veut grimper. La démarche de la LPO – Ligue de Protection des Oiseaux a donc été de développer une API (ou interface de programmation d’application) qui prend en compte sa base de données en ligne : biodiv-sports.fr . Il s’agit de donner des infos sur des zones sensibles (nidification par exemple) et de mettre à jour rapidement les infos, et de donner des infos sur des zones réglementaires ayant un impact sur une pratique sportive. Chaque zone est accompagnée d’une description, d’une fiche présentant l’espèce et les interactions que chaque pratique peut avoir avec cette espèce et d’un fichier .kml permettant d’intégrer cette zone dans un dispositif de localisation. L’API est ensuite intégrée à d’autres applications pour ceux qui n’iront pas sur le site web. (…) La suite pour les abonnés.

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