Poutre d’entraînement, pans et bientôt murs connectés : l’escalade indoor va faire de vous un mutant, capable de s’entraîner de façon plus efficiente, tout en permettant aux exploitants de salles d’escalade une traçabilité des voies – et sans doute, des grimpeurs. Premier volet de notre analyse sur l’escalade augmentée, vue et entendue avec les spécialistes du secteur au salon de l’Escalade à Lyon.

Àquoi ressemblerait un grimpeur augmenté dans un siècle ? Il sera mieux entrainé donc plus fort. Il sera plus rapide car les mouvements de toutes les voies existantes en rocher ou en résine seraient répertoriés. Il sera mieux informé du potentiel risque de blessures en fonction de ses données physiologiques du moment. Il saura mieux gérer son effort, car il aura répété chez lui, sur son pan connecté, les mouvements de la voie qu’il veut gravir. Le grimpeur du futur commencera sa carrière à 7a et finira centenaire – sauf si l’escalade, trop facile, l’ennuie.

Lois du digital : analyser, diffuser, dupliquer

L’escalade augmentée n’est en pas encore là, d’un point de vue transhumaniste s’entend. Car pour le reste, le futur c’est maintenant. Déjà, tout le monde utilise des applications, de la météo aux topos par exemple. Lors du Salon de l’Escalade de Lyon, premier du nom, une conférence réunissaient les spécialistes de cette « escalade augmentée », du moins l’état de l’art actuel. Et c’est étonnant. (…) La suite pour les abonnés

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