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Pour prévenir les accidents en ski de rando, il s’agit d’en connaître au mieux les facteurs et circonstances. Basé sur les récits de Retour d’Expérience sur la base en ligne Sérac et sur les données du secours en montagne, un nouveau rapport d’analyse nous apprend que si les avalanches constituent le gros des accidents mortels, les chutes sont responsables majoritairement, et de loin, des secours. « L’humain reste au coeur du risque », comme nous l’explique son auteur, Maud Vanpoulle, doctorante en accidentologie des sports de montagne.

Débuté en 2019 à l’Université Lyon 1 et soutenu par la fondation Petzl, son travail de doctorat a permis de dresser un premier bilan sur les accidents sur les courses rocheuses, puis sur les accidents en alpinisme neige et glace. Cette fois, c’est sur le ski de randonnée que Maud Vanpoulle s’est penchée. Sur 335 récits « retex » (retour d’expérience) relatant des « évènements non souhaités » (incidents ou accidents), 162 concernent le ski de randonnée.

En analysant ces récits, et en les comparant aux données du secours en montagne sur les accidents, Maud Vanpoulle a constaté que si les accidents d’avalanches étaient majoritaires dans les récits « Retex », les chutes le sont pour la cause principale des secours. Par contre, les chiffres concernant les avalanches sont accablants : 78% sont déclenchées par le groupe lui-même, 10% par un autre groupe à proximité. En outre, 65% des avalanches reportées dans la base Sérac surviennent à la descente, ce qui fait un nombre non négligeable de déclenchements (humains pour la plupart) à la montée. Humain, trop humain : Maud Vanpoulle a répondu à nos questions sur le sujet.

D’après ton étude, le facteur humain reste au coeur du risque : est-ce un constat optimiste et pessimiste ?

Maud Vanpoulle : Dire que l’humain est au coeur du risque est un pléonasme. On s’en doutait, cela parait presque évident mais les retex permettent de mettre clairement le doigt dessus. Cela met en avant part humaine dans les décisions – ou absence de décisions. C’est aussi une façon de rappeler que le matériel – DVA ou airbag – ne fait pas tout. pour répondre à la question c’est plutôt positif, car cela veut dire qu’on peut y faire quelque chose ! 

Dans notre base retex de ski de randonnée on a plus d’entrées dues aux avalanches parce que c’est aussi plus ancré dans la culture retour retex. Mais dans les données du PGHM la chute en ski de rando est aussi un facteur important : 34% de chutes et 10% d’avalanches, l’inverse dans sérac). En résumé, l’indice de mortalité des avalanches est beaucoup plus élevé, mais l’indice des fréquence des accidents dus aux chutes est plus élevé. (…)

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