Accidents en alpinisme neige et glace : l’analyse des récits Sérac

Retours d’expérience et pistes préventives

Reconnaître les facteurs et les circonstances qui conduisent à l’accident : voilà l’axe de recherche de Maud Vanpoulle, qui publie un nouveau rapport d’analyse qualitative des récits de Retour d’Expérience sur la base en ligne SERAC. Débuté en 2019 à l’Université Lyon 1 et soutenu par la fondation Petzl, ce travail de doctorat s’appuie également sur l’analyse des données quantitatives des données du secours en montagne. Après un premier rapport sur les courses de rocher, voici les résultats concernant l’accidentologie en alpinisme neige et glace. Parmi de nombreux enseignements, la richesse des témoignages permet d’imaginer des pistes préventives, dont l’évolution de certains aspects de la culture montagne n’est pas la moindre. Explications avec Maud Vanpoulle.

Cela n’arrive pas qu’aux autres. Des deux bases de données étudiées par Maud Vanpoulle, celle dite quantitative concerne 7819 victimes d’accidents (graves ou non) ayant nécessité un secours en montagne entre 2008 et 2018. Les données étant celles du SNOSM, Système National d’Observation de la Sécurité en Montagne qui compile les données des PGHM et autres. Une base de données impressionnante quantitativement mais qui ne donne que des informations parcellaires : on y recense les activités les plus à risques, les profils des victimes, les circonstances récurrentes et les lieux géographiques.

Recueilli en ligne sur la base SERAC (camptocamp) le retour d’expérience (REX), lui permet de s’approprier, par le récit, l’événement, de le décortiquer pour connaître l’enchaînement de séquences qui ont conduit à ou favorisé l’occurrence d’un accident. Mieux, la base en ligne SERAC

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