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Comme ça nous chante

Parce que les autres ne peuvent pas ce jour là, parce que c’est notre envie du moment, il arrive que nous allions en montagne, seul. Joyeusement.
Il est alors deux options. Soit les bruits de la Nature dont son silence nous comblent, ils sont une mélodie suffisante. Soit nous emmenons avec nous un peu de notre univers musical. Autrefois, le faisant, nous avions l’impression de supporter une platine entière dans notre sac, le poids gâchait l’affaire ; aujourd’hui, les machines à musique se font légères comme l’air, on oublie qu’elles sont là, s’installe alors cette sensation délicieuse d’un son venant de l’intérieur et ayant comme quelque chose à nous dire.
La première règle est de faire le choix d’un ordre aléatoire des titres. Que le hasard fasse bien les choses. Comme par magie, il le fera.
Si notre tête et notre cœur sont déjà prévenus, les jambes ne connaissent pas encore le programme du jour. Il faut leur laisser le temps de le découvrir et de se dégourdir, ne pas les presser. Le ton est à la douceur. Les femmes sont définitivement les meilleures pour ça, éveiller mais ne pas brusquer. On s’élève sans forcer, les jambes se délient, la chaleur est invitée au corps et un peu de soleil  au cortex car il est encore loin, là-haut, à attendre notre venue.
Puis le rythme doit augmenter, il le faut. Nous sommes là aussi pour que le cœur frappe à notre poitrine et nous souvenir en vie, pas

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