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Quand 67 alpinistes parviennent tous le même jour au sommet de l’Annapurna (8091 m, Népal), les observateurs s’interrogent et les réponses fusent. Mi-avril, l’agence népalaise Seven Summits Trek a sorti la Grosse Bertha pour emmener ses clients de tous horizons au sommet du 1er 8000 gravi dans l’histoire. Sherpas, cordes fixes, oxygène et hélicoptères jusqu’à 7000 m pour atteindre le sommet à tous prix.

LAnnapurna imposait un respect presque révérencieux parmi les alpinistes, nous savions que nous allions donner le meilleur de nous-mêmes et risquer nos vies sur ses flancs. Mais ce qu’il s’est passé cette année est très triste. » Ainsi l’Espagnol basque Juanito Oiarzabal évoque-t-il l’Annapurna (8091 m, Népal), sommet qu’il a gravi deux fois sans oxygène (en 1999 et 2010), et ce qu’il s’est passé cette saison sur le 1er 8000 gravi de l’histoire. Avec ces mots, le 3ème homme derrière Messner et Loretan à avoir gravi les 14 8000 sans oxygène, et presque le 1er à l’avoir fait deux fois (26 sommets en tout) rejoint les impressions du Français Marc Batard.

Mais que s’est-il passé à l’Annapurna ce printemps ? À la vue des données, le bilan devrait être positif. Le 16 avril, 67 personnes ont atteint le sommet, brisant toutes les prévisions concernant une montagne qui, dans toute son histoire, comptait moins de 300 ascensions et le taux de mortalité le plus élevé des 14 8000. Cependant cette année, il n’y a eu aucun décès à déplorer. En termes statistiques, l’Annapurna a même cessé d’être le 8000 le plus dangereux, cédant cet honneur douteux au K2.

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