Recul spectaculaire des glaciers, écroulements, faces nord méconnaissables faute de neige… Le visage de la haute montagne s’est profondément modifié au cours de cet été 2026. François Damilano, guide et alpiniste, et Sylvain Coutterand, glaciologue, s’en sont fait l’écho sur leurs réseaux sociaux. Que ressentent-ils ? Tristesse, colère ? Ces fins connaisseurs semblent plutôt entrés dans une phase d’acceptation – la dernière étape du deuil, selon les psychologues. Nous avons croisé leurs interviews pour apprendre, nous aussi, à regarder et pratiquer la montagne autrement.
Leurs expériences ont été très différentes cet été. Pour François Damilano, éditeur de topos, auteur (il boucle actuellement Esprit de cordée, co-écrit avec Étienne Klein, à paraitre aux édition Arthaud en octobre 2026) et guide de haute montagne, la saison a été très active. Et contre toute attente, fructueuse : il a pu emmener des clients à l’Eiger, au Cervin à deux reprises (par
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