Cinquante ans après le livre choc La neige empoisonnée, la majorité des stations de ski continuent de se développer selon le modèle qui les a façonnées, autour de trois piliers : l’automobile, l’immobilier et la neige de culture, expliquent les chercheuses Émeline Hatt et Oriane Sulpice. Dans un chapitre de l’ouvrage universitaire La France amochée, elles montrent comment le droit et les financements publics ont intégré la transition écologique sans remettre réellement en cause l’expansion des domaines skiables ni ce modèle d’aménagement. À l’approche des JO 2030, ce paradoxe risque de s’accentuer.
En 1975, la journaliste Danielle Arnaud publiait La neige empoisonnée, un livre réédité aux éditions Inverse au titre volontairement provocateur consacré aux choix d’aménagement qui avaient transformé la montagne française dans les années 1960 et 1970. Un demi-siècle plus tard, les nouvelles stations ne poussent plus comme des champignons, du temps du Plan
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