Soixante ans après le sauvetage de deux alpinistes allemands bloqués dans la face Ouest des Drus, dans le massif du Mont-Blanc, François Guillot (83 ans) revient sur cette opération hors norme. Premier à rejoindre les deux hommes, il fut au cœur d’un secours marqué par des prouesses techniques, des rivalités entres grimpeurs et institutions et des débats sur l’éthique dans l’alpinisme. Interview exclusive.
En août 1966, deux jeunes alpinistes allemands se retrouvent coincés dans la face Ouest des Drus, par un temps exécrable. Leur venir en aide s’annonce compliqué dans cette voie de haute volée, mais dix ans tout juste après l’affaire Vincendon et Henry, pas question pour le petit monde de l’alpinisme de revivre le fiasco d’un sauvetage raté, qui avait conduit à la mort des deux grimpeurs après une semaine d’attente sous le sommet du mont Blanc.
Cette fois, les naufragés seront récupérés en vie, mais
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