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Sophie Lavaud, la franco-suisse à la poursuite des quatorze 8000 Interview exclusive

[Mise à jour] Avec DOUZE sommets de plus de 8000 mètres sur les quatorze géants himalayens, Sophie Lavaud est la plus capée des himalayistes françaises et suisses. En mai dernier, le Dhaulagiri lui a dit non : rattrapée par le Covid, elle avait dû renoncer à l’ascension de son douzième 8000. Mais renoncer n’est pas son genre : Sophie Lavaud vient de réussir le Dhaulagiri le 1r octobre, poursuivant sa quête des quatorze sommets de plus de 8000 mètres. Nous l’avons interviewé avant son départ. Sa motivation, prendre de l’oxygène ou pas, et surtout, comment elle affronte des risques élevés : Sophie Lavaud raconte.

La liste de Sophie Lavaud ? Elle comprend désormais douze des quatorze sommets de plus de 8000 mètres *. Sophie Lavaud a commencé par le mont Blanc, avant de gravir, petit à petit, des sommets de plus en plus hauts, à 5000 mètres, 6000 puis 7000 mètres. Une quête qui n’est pas une sinécure : elle a passé plus d’une centaine de nuits sous tente à plus de 5000 mètres, mais elle continue «d’aimer ça».

Sophie Lavaud vient d’atteindre le Dhaulagiri, le 1er octobre à 5h30 du matin, son douzième 8000. La franco-suisse se rapproche de son but ultime, la quête des quatorze 8000 qu’aucun français n’a jamais bouclé.

Avant de partir, à Chamonix, elle nous a raconté comment, et pourquoi.

Comment t’es venue l’envie de gravir les plus hauts sommets de la planète ?

Sophie Lavaud : C’est un long chemin. Ce n’est pas un beau matin, tu te réveilles et tu te lances comme dans l’aventure des 14 8000. C’est une grande progression, avec un déclic en 2004, au mont Blanc. Et puis après petit à petit j’ai commencé à organiser mon temps, mes loisirs, j’ai organisé ma vie pour ce désir de sommets. J’ai très vite été attirée par l’altitude. Pas du tout par un esprit de performance mais dans ce but à atteindre. Aller là-haut. Et la fois d’après, aller un peu plus haut. Et caetera. C’est comme ça que je me suis peu à peu retrouvée dans cet engrenage positif, une vraie progression.

Je suis passée du mont Blanc en 2004 au Shishapangma en 2012. Je suis passé d’abord sur des 5000, puis des 6000 mètres, je suis allée un peu sur tous les classiques, Ojos de Salado, Aconcagua… Je me suis aperçue que j’aimais ça. À cette période-là je partais systématiquement aux fêtes de Noël, trois semaines, c’est pour cela que je suis beaucoup allée en Amérique du Sud, où c’est la bonne période pour gravir des sommets. Et cela me permettait d’éviter les réveillons, les fêtes de Noël. [rires] (…)

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