Uphill Lancement
Une équation que l’on croyait impossible : une vraie fix de freeride alpine avec un mode de marche light, à inserts.

  • Poids 80%
  • Efficacité 90%
  • Durabilité 75%
  • Prix 75%

+

Sécurité
Chaussage
Débattement

 

Sur le papier

Sur le marché du ski, il y a fort à parier que les grosses innovations viendront essentiellement des fixations dans les années à venir. Après les fixations Kingpin de Marker et la Beast de Dynafit, qui n’ont pas forcément rencontré leur public, c’est Salomon qui dégaine l’artillerie lourde avec la Shift.

Pas si lourd toutefois puisque la paire est annoncée à 1,7kg pour des valeurs DIN allant de 6 à 13, le tout  homologué TÜV pour la sécurité.

Le fonctionnement

Sa pédale réglable au niveau de la butée en fait une fixation compatible avec toutes les normes de chaussures du marché, rando ou alpine, grâce à une simple vis de réglage de hauteur.

Avec ce réglage, permettant d’utiliser une chaussure à inserts avec une butée alpine, Salomon créé une fixation hybride, bénéficiant d’une réelle sécurité de déclenchement à l’arrière ET à l’avant, là ou la Kingpin se limitait à un déclenchement sécurisé à l’avant uniquement. En clair :

  • à la montée, les inserts font le job en assurant la mobilité avec une amplitude de 90°
  • à la descente, la butée alpine passe en mode ski grâce son levier et adopte les caractéristiques de chaussage et de transmission de puissance proches d’une fixation alpine, en utilisant notamment une construction robuste en polyamide renforcé en carbone, acier et aluminium.

CONDITIONS DU TEST

Nous avons été invités par Salomon à une présentation officielle. Nous sommes d’abord passés au siège de la marque à Annecy, afin d’y découvrir la fixation ainsi que la nouvelle gamme de skis QST.

En résumé, la fixation a été développée autour de 6 points-clés (in english svp) :

PERFORMANCE  / concept « alpine »
DURABLE  / carbone
HIKE / concept PIN
LIGHT / 1,7 kg/paire
SAFE / certification TÜV
COMPATIBLE / MNC (norme des chaussures)

Nous somme ensuite partis à Tignes pour rejoindre les athlètes du team international Salomon Mountain Collective. Nous passons donc la soirée en compagnie de Mike Douglas, Cody Townsend, Chris Ruben ou encore Fabien Maierhofer et Victor Galuchot de Bon Appétit, pour ne citer qu’eux.
Le lendemain, il est enfin temps de tester la dite fixation et le nouveau QST (en 106 pour ma part). Il fait grand beau et il y a de la neige : quoi de mieux pour tester une fix de freeride ?

Arrow
Arrow
Slider

CHAUSSAGE

La sécurité se fait sentir dès la mise au pied. La fixation se chausse comme une fixation de ski alpin classique et accepte tout les chaussures à inserts sauf les chaussures light de  type Arcteryx Procline, Dynafit TLT 7 ou Fischer Travers. Mais à vrai dire, ces chaussures ne sont pas vraiment dans le programme de la Shift.
On pose donc la chaussure dans la butée et on pousse le talon dans la talonnière puis on la « claque » comme avec une bonne grosse fix de freeride. Rassurant.

 

EN MODE SKI

Nos premier virage se font d’abord sur piste damée, puis de la trafole et enfin de la bonne poudre. Les sensation sont très bonnes. On ressent vraiment le ski vivre sous le pied. La fixation ne dénature pas le moindre flex du ski, que se soit en torsion ou en flexion, contrairement au fix de type Guardian (fixation à bras). On retrouve bien la skiabilité et le touché de neige d’une fix alpine. On sent également que l’on peut appuyer sur les skis sans retenue et en toute sécurité. Il faut savoir que les valeur de déclenchement sont équivalentes aux fixations alpines classiques. Ce sont donc de vraies valeur DIN. L’élasticité latérale est équivalente à une fixation Salomon STH2.

Pour ce qui est de déchausser, on est toujours en mode alpin : on appuie sur la talonnière avec le bâton et « clac » ça sort. Rien a redire.

 

EN MODE MARCHE

Pour ça rien de bien compliqué : il faut faire apparaître les inserts qui son fixés sur les ailettes, mais jusque la cachés par une partie de la butée avant (la pièce bleu de forme rectangulaire). On appuie sur le levier qui permet d’ouvrier les ailettes de façon élastique, on place le pied entre les inserts et l’on relâche doucement le bâton. Le tour est joué. On remonte enfin le levier pour bloquer le tout (comme sur une Lowtech classique). Une manip’ pour bloquer le frein ski et zou ! on grimpe.

Il y a deux positions pour la montée : 2° ou 10° (pas besoin de plus).

Le confort des inserts est bien là et on retrouve le confort habituel d’une Lowtech.

 

BILAN

Reste donc à voir comment va se comporter cette Shift sur la durée. Salomon s’est donné le temps pour son développement (7 ans). On attend avec impatience de pouvoir en attraper une paire pour un test longue durée.
C’est en tous cas un produit que l’on attendait depuis bien longtemps et qui résout une équation que l’on croyait impossible : une vraie fix de freeride alpine avec un mode de marche light, à inserts. Un mélange des genres que l’on croyait impossible. Cette Shift devrait faire parler d’elle et surtout permettre de skier fort. Il faudra malgré tout attendre encore l’hiver 2018/2019 pour pouvoir se la procurer. Patience donc…

Caractéristiques techniques

POIDS ANNONCE 1700g la paire PRIX PUBLIC : 449€ DÉBATTEMENT MONTEE : 90° MATERIAUX : polyamide renforcé au carbone, aluminium et acier  DIN : 6 à 13