Pierra Menta le portfolio

People et anonymes de la plus belle course de ski-alpinisme

Pierra Menta 2019 day 4.

Quatre jours et dix mille mètres de dénivelé à un train d’enfer. Ce ne sont que des chiffres. La Pierra Menta est bien plus : des tifosis déchaînés, des athlètes qui rient de bonheur, des gueules qui pleurent à l’arrivée. Retour sur la Pierra Menta, une édition 2019 marquée par des conditions météo apocalyptiques, vu par l’un des rédac-chefs et photographes d’Alpine Mag.

Il C’était la 34ème édition. Course de référence, la Pierra Menta est un monument. Un truc qui empêche de dormir une partie des 400 coureurs avant le départ. Une course qui résume l’esprit du ski-alpinisme : des équipes comme des cordées, des parcours aux passages techniques. Cette année, les dieux n’étaient pas contents. Ceux de l’ISMF déjà, qui en fixant les Championnats du Monde de ski-alpinisme la même semaine que la vénérable course, ont empêché certains coureurs, et non des moindres, de s’inscrire à la Pierr’. Une logique jusqu’au-boutiste qui a privé l’élite habituelle de Pierra Menta. Reste que les coureurs présents n’étaient pas venus acheter du terrain. La moyenne horaire de la première étape ? Elle a tourné autour de 1200 mètres par heure de dénivelé positif. La seconde étape ? La plus longue de l’histoire de la course. 2700 mètres de dénivelé, plus de 30 kilomètres, bouclés en 3H30 par les meilleurs ce jour-là. Cinquante centimètres de neige fraîche tombés en 24 heures : le bonheur du jour, mais pas celui du lendemain, ni des organisateurs, qui parvenaient tout de même à imaginer la

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