@

La panthère des neiges, si discrète dans les hauts plateaux tibétains, brille déjà de mille feux sur grand écran. Le film du même nom, réalisé par Vincent Munier et Marie Amiguet, revient du Festival International du Film et du Livre d’Aventure de la Rochelle (FIFAV) auréolé du Prix de l’Aventure et du Grand Prix du Public. La ferveur lors des avant-premières donne déjà le ton avant une sortie nationale qui se fait désirer. Le photographe et réalisateur, Vincent Munier, nous plonge dans la genèse du film, ses contours et son horizon. Interview.

Alpine Mag : Votre film rencontre un réel engouement lors des avant-premières. Est-ce que vous vous attendiez à un tel accueil du public ?

Vincent Munier : Non pas vraiment… Mais c’est un film plus abouti que les précédents. Avec l’écrivain Sylvain Tesson, on élargit le spectre. On a plus d’atouts pour toucher les gens. Et puis, c’est peut-être lié à la conjoncture actuelle : les gens veulent davantage de connexion à la nature. C’est un mal contemporain de ne jamais avoir de temps : ce film est très contemplatif, poétique, il doit nous amener à ralentir. C’est probablement le côté sincère, authentique du film qui plaît. Tout est brut, direct. Quand c’est plus lisse, cela touche moins.

Vincent Munier ©Marie Amiguet

C’est une invitation à ralentir

Après le récit de Sylvain Tesson, votre livre photographique et votre carnet d’affût font place désormais à ce film co-réalisé avec votre compagne Marie Amiguet. Pourquoi cette quête de

Copy link