Mont Saint-Élias 1946, le géant oublié

Près d’un demi-siècle après la première ascension du duc des Abruzzes, le mont Saint-Elias, immense pyramide glaciaire dressée entre l’Alaska et le Yukon, n’avait toujours pas été gravi une seconde fois. En 1946, une équipe du Harvard Mountaineering Club ouvre depuis Icy Bay la longue arête sud-ouest. Une ascension rare dans l’immédiat après-guerre : une aventure pionnière et moderne – avec la présence d’une femme alpiniste – qui atteint le sommet du Mont Saint-Élias, à 5488 mètres au bout de quarante kilomètres de glacier.  

 

Si vous n’avez jamais entendu parler de ce sommet, et bien ce n’est guère étonnant. Ce qui l’est plus, en revanche, c’est que la proximité de cette montagne massive avec l’océan attira très tôt le regard des explorateurs. L’explorateur danois Vitus Bering aurait donné le nom du prophète Élie à cette énorme masse de glaces qui s’élance à seulement vingt kilomètres du golfe d’Alaska.

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