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Délaissé par les trekkers qui se jettent sur le Kilimandjaro, le mont Kenya est le 2e plus haut sommet d’Afrique. Cédric Tassan, friand de l’exploration à VTT, nous emmène à la découverte d’un des derniers bastions des glaciers africains, qui à vélo n’a vraiment rien d’une sinécure. Récit, et images spectaculaires.

Voyager n’est toujours pas aussi simple en cette fin d’année 2021. À quelques jours du départ, la découverte d’un nouveau variant baptisé Omicron en Afrique australe affole la planète. Les restrictions pleuvent et le risque de rester cloué en France grandit. Je crains que tout le travail de préparation s’effondre. Au mont Kenya (5 199 m), parc national : il n’est pas possible de venir sans guide. Il a donc d’abord fallu trouver la bonne personne et sur ce coup, j’ai eu beaucoup de chance en tombant par hasard sur Michael.

Le courant passe immédiatement. Michaël connaît la montagne comme sa poche, il est venu plus de 450 fois ici. Cependant il n’a jamais eu l’occasion d’emmener un groupe avec des VTT. Je sais alors qu’il me sera difficile de compter sur son expérience pour établir le parfait itinéraire à VTT. Je me rapproche de mon ami Hans Rey qui est venu ici plusieurs fois. Il est même le premier à avoir fouler à VTT le sommet, en 2004. Je décide de traverser la montagne du nord au sud afin de vivre l’expérience au maximum. Et surtout, j’opte avec Michaël pour l’option la plus lente. Car ici on ne joue pas avec l’altitude, ce serait prendre un risque énorme pour sa vie.

Le gros problème du mont Kenya est qu’il est très haut

Depuis les flancs du mont Kenya, une vue sur l’immensité africaine ©Gaëtan Riou/Variable Visual

Le gros problème du mont Kenya est qu’il est très haut : 5199 m pour le sommet des alpinistes, mais 4985 m pour les trekkers. Dans la mesure où c’est un ancien volcan sorti des plaines, il est impossible de s’acclimater. Dès la première nuit, le camp est établi à 3350 m. Le corps peut très mal réagir à cette montée brutale en altitude, on appelle cela le Mal Aigu des Montagnes : maux de tête, vomissements, fatigue, délire… Dans les cas les plus graves, cela peut tourner à l’œdème cérébral ou pulmonaire, et si la personne n’est pas évacuée en urgence, sa vie est en jeu. C’est d’ailleurs ce qu’a pu expérimenter le Britannique Danny MacAskill lorsqu’il est venu ici en 2016, et il a du être évacué par hélicoptère à 4200 m.

Dans cette aventure j’emmène 3 amis, JP, Arnaud et Gilou, habitués à venir avec moi en trip. Ils ne sont jamais montés aussi haut et ne connaissent pas la réaction de leur corps. Je mise sur une aventure humaine de groupe où chacun devra se dépasser tout en restant attentif aux autres, afin que tous puissent fouler le sommet.

Une dimension d’expé

Nous atterrissons à Nairobi. Nous mettons un temps fou à sortir de l’aéroport, entre vérification des visas et scans des bagages, il nous faut presque 2h. Il est 5h30 du matin, Michael nous attend avec un chauffeur et son van, malheureusement trop petit pour charger tous nos bagages et les passagers. S’engage alors une partie de Tetris… Serrés comme des sardines, les valises presque sur les jambes, le paysage africain défile sous nos yeux.

Le trafic routier est déjà bien chaotique, la route passe du goudron noir et lisse à la piste défoncée. Nous somnolons tour à tour. Après un premier petit déjeuner dans la ville bruyante de Naniuki où nous sommes le centre d’interêt des locaux, nous filons dans la campagne au pied du mont Kenya. Nous trouvons un coin à l’abri des regards pour décharger notre matériel, préparer nos vélos et nos sac à dos. Nous allons passer 6 jours dans la montagne, sans aucun ravitaillement possible.

Le groupe entièrement constitué, prêt pour le mont Kenya ©Gaëtan Riou/Variable Visual

Un guide, 8 porteurs et un cuisinier

Il faut tout transporter : tentes, sacs de couchage, matelas, combustible, réchauds, vaisselle, nourriture… En plus de Michael, ils sont 8 porteurs et un cuisiner de la tribu des Kikuyu. Nous montons sur nos vélos, il est déjà 14h. Nous avons 18 km devant nous et 1200 m de dénivelé positif. Jusqu’à l’entrée Sirimon du parc national du mont Kenya, il s’agit d’une piste en terre battue où les gens nous regardent et nous saluent chaleureusement. Une fois les formalités faites, nous passons l’immense porte en bois du Parc, les dés sont jetés, direction la montagne. La piste a été goudronnée et quelques sections sont très raides. Nous arrivons au camp, tout est déjà prêt. Le soleil commence à décliner, je ne tarde pas pour aller me doucher dans la rivière voisine. La température de l’eau est bien fraîche mais impossible pour moi de rester ainsi, sale et transpirant.

Les nuages se dispersent pour laisser place à une belle Voie lactée. Nos amis kenyans préparent un gros feu de joie et tout le monde prend place autour pour se réchauffer. Avant d’aller se coucher, je prends la saturation en oxygène dans le sang des membres de mon équipe, afin de surveiller la survenue sournoise d’un éventuel mal des montagnes. Pour le moment, tout le monde est apte à continuer.

Porteurs de VTT

Le soleil nous cueille au réveil. J’ai dormi comme une souche, il est 7h10, c’est inhabituel chez moi. Après un bon petit déjeuner, nous établissons un petit conseil. JP, Arnaud et Gilou avaient opté pour un porteur vélo. C’est-à-dire qu’ils auront à disposition une personne pour porter leur vélo durant l’ascension. C’est toujours un sujet sensible, éthique. Pour autant, nous sommes déjà assistés pour monter nos campements et notre nourriture, pourquoi ne pas être aidés pour nos vélos ? Sans compter qu’ici les locaux ont besoin de travailler. Et qu’avec le COVID, le tourisme s’est effondré. De mon côté, je ne souhaite pas être aidé et je n’ai aucun souci à ce que d’autres le soit. Gilou veut tenter l’aventure par ses propres moyens, son porteur restera dans ses pas en cas de besoin. Pour Arnaud et JP, ils feront leur ascension en confiant leur vélo à leur porteur.

sans cette équipe, l’aventure serait impossible

Surprise matinale : léopard ©Gaëtan Riou / Variable Visual

Au bivouac le 2ème soir ©Gaëtan Riou/Variable Visual

La troupe s’ébranle à mesure que le brouillard enveloppe la montagne. J’arrive à pédaler une bonne partie puis cela devient très raide, le souffle court, je dois pousser. Nous grimpons dans un paysage de lande. Après une traversée, nous atteignons un point haut. De là, nous avons la vue sur cette magnifique et sauvage vallée de Tiki North hut, là où nous allons passer la nuit. Après une descente technique et pas toujours roulante, je file au milieu de la vallée jusqu’aux tentes. Entre les vidéos, les photos, nos porteurs nous ont dépassé et quand nous arrivons le repas est déjà prêt. Les porteurs ramènent des racines de la montagne et allume un grand feu.

Ce soir nous avons demandé à Michaël que l’on mange tous ensemble. Nous aimons partager des moments avec nos amis kenyans. Nous dînons de spécialités locales à base de polenta blanche, viande et petits légumes. La fin de soirée se passe à nous entasser autour du feu, nous enfumer les poumons tout en apprenant le swahili, la langue d’ici. Nous avons conscience que sans cette équipe, l’aventure serait impossible.

 

Hyènes et léopards

 

Nuit fraîche. Au petit matin, nous entendons des pas à proximité du camp, un bruit effrayant également déchire le petit jour. Michael nous apprend durant le petit déjeuner que ce sont des hyènes ! En allant me brosser les dents à la rivière à 20 m du camp, je tombe sur des empreintes impressionnantes au sol : un léopard est venu boire cette nuit ! Que de monde ici ! C’est parti pour une nouvelle journée en Afrique. Je ne fais pas 20 m sur le vélo qu’il faut le porter sur le dos et grimper dans un versant rempli de sèneçons géants, ces arbres si typiques du mont Kenya et qui fleurissent une fois tous les 10 ans.

 

Portage au départ de Shipton hut ©Gaëtan Riou

Pause vers le camp IV d’Austrian hut ©Gaëtan Riou

Sommet bouché, ambiance froide,
baraquements délabrés, douche glaciale

Nous atteignons un col où nous découvrons la magnifique vallée Mackinder et le célèbre trek Sirimon. La descente est infâme : le sentier étroit, entre les rochers et les mottes d’herbe, est loin d’être une partie de plaisir. Quand nous arrivons à la jonction avec le trek, je peux pédaler sur de très longues portions. Mais le temps a décidé de se gâter, il se met à pleuvoir…

Un dernier portage éreintant dans le brouillard nous amène à notre camp du soir, Shipton hut à 4250 m. Nous sommes au pied de la face nord du mont Kenya. Le sommet est bouché, l’ambiance glaciale. Nous déjeunons dans les baraquements délabrés. À la douche dans la rivière voisine, la température de l’eau est glaciale, je ne sens plus mes mains au bout de quelques minutes.

Montagnes russes autour du mont Kenya

Nous nous reposons dans nos tentes, nous pouvons apercevoir quelques fois le sommet, très impressionnant. Durant le repas du soir, je décide de reprendre la saturation en oxygène du groupe. Pour JP, son acclimatation se passe mal. Avec une saturation qui oscille autour de 70% d’oxygène dans le sang, le danger est grand pour cette nuit. Ses maux de tête ne le quittent plus malgré la prise d’aspirine régulièrement. Je préviens le guide. Nous sommes tous d’accord pour dire que si cela empire dans la nuit, il devra descendre en urgence. Je suis son compagnon de tente et le surveille comme le lait sur le feu.

JP passe une nuit calme, à 4h du matin, je prends sa saturation en oxygène, elle est à 64. Cela se dégrade et il prend la décision de redescendre dès le réveil. Nous nous levons un peu moroses, sachant que cette aventure ne se terminera pas au sommet tous ensemble. JP nous quitte avec son porteur. Dans 3h, il devrait être redescendu à une altitude où il sera en sécurité.

Les lacs d’altitude du mont Kenya ©Gaëtan Riou / Variable Visual

D’ici 30 ans, tout aura disparu

Une descente vers Austrian hut, avec à l’arrière le mont Kenya ©Gaëtan Riou / Variable Visual

De notre côté, nous partons pour l’itinéraire qui fait le tour du mont Kenya. La journée est chargée, je suis le seul avec mon vélo. Le premier col, à 4560 m est atteint après un bel effort physique. Le paysage est tout simplement splendide, la face nord imposante du mont Kenya nous écrase. De l’autre c’est un très beau pierrier qu’il faut descendre. Dans une euphorie totale, tout en surf, j’arrive à son pied. Nous poursuivrons le long de 2 magnifiques lacs puis attaquons un nouveau portage très raide dans la gravette.

Le brouillard nous enveloppe, la suite de la traversée est magnifique mais éreintante. Quand nous arrivons au bord de la Teleki valley, les nuages disparaissent et nous pouvons admirer une nouvelle face de la montagne, tout aussi impressionnante ! Un bout de glacier suspendu tente de résister au réchauffement climatique. D’ici 30 ans tout aura disparu ici, créant un vrai problème d’alimentation en eau au Kenya.

 

Objectif la pointe Lenana

 

La descente qui nous amène dans la vallée est pourrie : raide, des blocs, du sable… Je m’en tire pas trop mal, juste avant d’attaquer le dernier portage de 450 m de dénivelé qui doit nous amener à notre camp, le plus haut de notre séjour à 4780 m.

Rapidement mon rythme ralenti. Le sentier qui monte tout droit m’épuise. Ayant porté mon vélo depuis ce matin, j’ai les épaules cisaillées. Mes copains, plus légers, sont devant, je ne les rattraperai pas.

Derniers efforts vers Austrian Hut. Le guide Michael suivi par Cédric ©Gaëtan Riou / Variable Visual

L’arête se redresse, c’est brutal

J’arrive en fin d’après-midi lessivé, une journée exténuante. Austrian hut c’est le plus haut camp du mont Kenya, nous sommes très prêt de la Pointe Lenana, notre objectif. Les 2 sommets principaux, le Batian et Lenion paraissent par contre inaccessibles, défendus par leurs boucliers de roches.Le repas du soir ne me rassasie pas. Quand nous rejoignons nos tentes, il gèle déjà, le ciel est d’une clarté absolue, on semble pouvoir toucher les étoiles. Je m’endors avec une faim de loup.

Le soleil vient lécher ma tente, je m’extirpe, marche un peu autour du camp, la lumière est splendide. Après un petit déjeuner copieux fait de pains perdus et crêpes, on attaque l’ascension. L’arête au début est facile, seule l’altitude nous écrase. Je me sens en forme mais je maintiens un rythme lent. Dans sa 2e partie, l’arête se redresse, c’est brutal, le sentier se perd dans la neige et la glace.

Austrian Hut, 4780 m , la tête dans les étoiles face à la Pointe Lenana ©Gaëtan Riou

Mer de nuage en quittant Austrian Hut ©Gaëtan Riou

En direction de la pointe Lenana ©Gaëtan Riou / Variable Visual

La via ferrata la plus haute du monde !

Des câbles aident à la progression. Quelques passages rocheux demandent de grimper. Avec le vélo sur le dos, ce n’est pas une mince affaire. Dans un des passages, Arnaud manque de tomber en glissant en arrière. Je descends alors en catastrophe le long des câbles, tout en essayant de ne pas lui déclencher une salve de pierres. Je mets la main sur sa machine, il peut enfin se rétablir.

Le temps est magnifique, nous voyons à perte de vue.

L’ascension se termine par une volée de barreaux, il s’agit symboliquement de la via ferrata la plus haute du monde ! Nous nous hissons tous les 3 sur la pointe Lenana à 4985 m d’altitude ! Nous sommes tellement heureux, mais avons aussi une pensée pour notre ami JP. Nos amis kenyans sont là aussi, nous nous congratulons tous au sommet. Après la traditionnelle pause photo, il est temps de redescendre.

Vélos sur les dos, en direction de la pointe Lenana, en arrière plan le Mont Kenya ©Gaëtan Riou

Pointe Lenana, 4985 m ! ©Gaëtan Riou

2 jours de descente

Les 100 premiers mètres de dénivelés sont très escarpés, quasi inroulables. Je tente quelques passages mais la neige encore présente ne facilite pas les choses non plus. Au pied de la face, on peut enfin monter sur nos bikes. La descente reste technique et soutenue, il faut jouer entre les rochers, le grip est très inégal. À cette altitude, rester très mobile sur le vélo demande une grande quantité d’énergie. Encore quelques coups de cul et on atteint Mintos Hut, notre dernier campement dans la montagne à 4200 m. Et c’est le plus beau qu’on ait fait. Mintos c’est une constellation de petits lacs formés avec l’eau de pluie et sans aucun déversoir.

Nous sommes situés en rive gauche de la Gorges Valley dont la profondeur est impressionnante. En bas, une rivière coule, se transforme en cascades avec le relief pour finalement alimenter un immense lac. La vallée enclavée et d’ici inaccessible fait figure de creuset du monde. J’ai l’impression que la vie sur Terre a démarré tout en bas.

Le lendemain, après un départ en montagnes russes, le sentier se met à descendre mais il faut ruser, le terrain est miné, creusé, défoncé. Il faut régulièrement descendre du vélo, rester sur ses gardes. Les roches volcaniques dressées sont toutes des obstacles qui viennent bloquer les roues. Les trajectoires sont multiples, il faut porter le regard loin pour trouver la meilleure et ne pas se retrouver dans une impasse rocheuse.

Plus on descend, plus il fait chaud. Après une dernière partie en crête où il faut jouer des coudes avec le bush, nous atteignons enfin une rivière. Nous faisons le plein d’eau et poursuivons par un chemin 4×4 qui serpente dans la montagne.

la descente technique du sommet en versant sud ©Gaëtan Riou

Nous prenons la nourriture à pleine main et la dévorons

Descente par l’itinéraire Chogoria ©Gaëtan Riou / Variable Visual

En VTT, ça va très vite. Ça y est, la porte de sortie du Parc National est là. Gardée par un militaire, nous la passons haut là-main grâce aux formalités déjà remplies par notre guide. Devant nous, il reste encore 25 km de route forestière à descendre jusqu’au village de Chogoria, une formidable façon de laisser les images défiler dans nos têtes et de se refaire le film de cette aventure inoubliable.

Pour mettre un terme à cette belle aventure, Michael a organisé un barbecue géant avec l’équipe tout entière. Nous retrouvons JP en pleine forme après qu’il ait perdu 2000 m de dénivelé. Nous reprenons des forces après ces jours passés dans la montagne. Les plateaux surchargés de viandes tournent. Nous prenons la nourriture à pleine main et la dévorons.

C’est une belle façon de conclure cette découverte du Kenya : au-delà de l’aventure physique et sportive, le voyage c’est la rencontre de l’autre, le mélange des cultures, l’apprentissage de la langue, l’échange. Ce trip restera en ce sens comme un moment fort de ma vie d’aventurier VTT.

 

Remerciements aux sponsors de cette expédiiton : Sunn Met Bluegrass Eagle Julbo, DT SWISS VTOPO, Gore Wear, Hutchinson Tires,  Sidi Royal Vélo France Sea to Summit Mule Bar et Authentic Bicycle Shop.

 

 

Infos pratiques 

Venir : par avion bien entendu. Personnellement, j’ai voyagé avec Turkish Airlines. Les vols sont assez rapides, le nouvel aéroport d’Istanbul est très confortable et la franchise bagage est à 40 kg !

Monnaie : au Kenya, c’est le shilling qui a cours. Mais les dollars US sont aussi appréciés pour payer les gros montants. Changer sur place à l’aéroport et à n’importe quelle heure.

Guide : je ne peux que vous conseiller Michael Gathee, mon guide. Il faut le contacter de ma part par WhatsApp : +254 727 811229. C’est l’homme de la situation, aucun doute à avoir.

Préparation : attention à la haute altitude (5000 m), il faut se préparer physiquement (et techniquement), avoir une trousse à pharmacie adaptée et conséquente (MAM). Matériel de bivouac (plusieurs nuits dehors).

Vaccination : DTP, hépatite, typhoïde, fièvre jaune à jour. Concernant le paludisme, il n’est pas présent à Nairobi et ne l’est pas non plus dans les montagnes.

Vélo : c’est assez difficile de se trimballer son vélo sur le dos et un sac pendant plusieurs jours. Donc plus vous serez léger, mieux ce sera. Niveau descente, c’est très exigeant techniquement, il faut vraiment être à l’aise sur sa machine. Attendez-vous néanmoins à porter à la descente. Pour info, je vous déconseille le Kilimandjaro car en descente, contrairement à ce qu’on voit un peu partout sur internet, c’est très peu roulant.

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