«Le monde d’un malheureux est un autre monde que celui de l’homme heureux.»
Librement inspiré de Ludwig Wittgenstein.
Il neige, tous les sons sont atténués, enveloppés, cotonneux, amortis ; il a fait demi-tour.
Derrière lui il y a un corps, il s’enfoncera doucement dans la rimaye entre le rocher et la neige; cette neige, qui est douce et froide, agit comme un lubrifiant et permet au corps d’entamer lentement une glissade dans un espace – une poche insoupçonnable – de la longueur d’un sarco- phage. C’est là qu’il reposera maintenant et pour long- temps.
Est-il encore vivant cet homme au moment où il glisse, la tête ensanglantée, vers le bas ?
Avant que tout ne s’éteigne pour toujours, avant que son monde ne disparaisse à jamais, sa main se crispe dans un geste rageur, ce dernier mouvement épuise les derniers grammes d’énergie qu’il possède encore ; il disparaît.
Cet article est réservé aux abonnés
Lisez la suite pour 1€
sans engagement · résiliable à tout moment
S’abonner pour lire l’article1 an pour 79 € seulement
Profiter de l’offre annuelleDéjà abonné ? Se connecter


