« Travailler là-haut » : comment évolue le métier de gardien de refuge ?

Refuge de Font Turbat ©Jocelyn Chavy

Lieux d’accueil et de vie en altitude, les refuges de montagne fonctionnent grâce à leurs gardiennes et gardiens. Mais ce métier de l’ombre, vu comme une parenthèse estivale, s’est complexifié. L’afflux des pratiquants, les aléas climatiques, la multiplicité des tâches en font une profession à part entière, avec une formation dédiée et de nouvelles contraintes. Doctorante à l’université Grenoble Alpes, Sophie de Rosemont s’est penchée sur le métier de gardien de refuge dans sa thèse « Travailler là-haut » qui révèle les changements profonds de leur rôle en montagne.

«Le ménage, la plonge, la cuisine, le service », liste Julien dans le documentaire Ceux d’en haut, de Thibault Sevran. À l’énumération du gardien du refuge d’en Beys, dans les Pyrénées ariégeoises, ajoutons la partie accueil et transmission, les commandes de denrées alimentaires, l’organisation des réservations… L’activité de gardiennage existe depuis la construction des premiers refuges, dans la

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