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Merveille de technologie suscitant la fascination collective, objet de fantasme et de polémiques, les canons à neige sont l’objet d’enjeux majeurs en montagne. Zoom sur le fonctionnement de cet outil ambivalent, désiré autant que critiqué, par nos partenaires de Montagnes & Sciences

Ils  sont apparus dès le début des années 1970, avec l’essor des stations de ski et la démocratisation du tourisme de montagne. Les canons à neige, renommés « enneigeurs » par les industriels experts en marketing, ont d’abord été des outils d’enneigement ponctuels, objets de curiosité technologique en forme d’exception amusante. Avec le réchauffement climatique, et la remontée de la limite pluie-neige, mais aussi avec la variabilité météorologique d’une saison sur l’autre, la neige de culture passe progressivement de l’exception à la norme dans nos stations de ski.

Le fonctionnement des enneigeurs a quelque chose de fascinant, mystérieux, presque mystique : comment l’homme arrive-t-il à  fabriquer la neige qui, depuis l’avènement des sports d’hiver, est perçue comme une denrée tombée du ciel (et divinement commerciale). Ou comment l’homme arrive à se substituer à la nature… pour produire l’or blanc. En cela, les canons à neige s’inscrivent en grande partie dans la longue tradition aménagiste, laquelle conçoit depuis 200 ans le géni technique comme le plus sûr moyen de réduire la dépendance des sociétés aux aléas apportés par la nature. Barrages hydraulique et irrigation, protection des versants et réduction des inondations… canons à neige et amélioration de l’enneigement.

Scène classique d’un matin en station, ici Val Cenis,

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