« La pire situation jamais observée » estime Ludovic Ravanel, géomorphologue au CNRS et spécialiste de l’impact du changement climatique en haute montagne. Au-dessus de Chamonix, les chutes de pierres se multiplient et viennent d’entrainer la fermeture temporaire des refuges de Tête Rousse et du Goûter, sur la voie normale du mont Blanc. Bien d’autres courses sont impactées, ce qui oblige les guides comme les amateurs à changer leurs plans.
Elle est bien loin l’époque où Chamonix se transformait pendant tout l’été en « capitale mondiale de l’alpinisme ». « Il n’y a quasiment plus personne en haute montagne », constate Antoine Brulport, chargé de mission à la Chamoniarde, la société de prévention et de secours en montage, qui renseigne chaque jours les pratiquants en quête d’informations sur les conditions. Des conditions « inhabituelles » cette année, alertait déjà la Chamoniarde dans un communiqué du 24 juillet, appelant à
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