Des années 1980 aux années 90, Thierry Renault fut l’un des meilleurs alpinistes français. Mais aussi l’un des meilleurs grimpeurs tout court : troisième de Bardonechia en 1985, Thierry Renault libère les grandes voies en granite du massif du Mont-Blanc, grimpe du 7c et même du 8a à 4000 mètres avant de participer, sur d’éphémères cascades de glace, à l’invention du grade ultime, le grade 7, avec la Lyre au Fer-à-Cheval. Des Drus à la première en libre de Divine Providence avec Alain Ghersen, portrait d’un alpiniste amoureux du beau geste, dont la disparition, ce 6 septembre 2026, remet en lumière une carrière aussi riche que discrète.
Il a grimpé des lignes majeures du massif du Mont-Blanc. Mais Thierry Renault n’est pas né au pied du mont Blanc. Il vient de Bretagne, a passé plusieurs années à Paris et s’est formé sur les blocs de Fontainebleau. Une école du
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