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Dimanche 15 mars, dans des conditions météo et d’enneigement optimales, le guide de haute montagne haut-alpin Benjamin Védrines, 28 ans, et son client Olivier Reynaud, 48 ans, ont réalisé la première descente à skis du versant sud de la Barre des Écrins (4 102 m). Cette descente « intelligente et très esthétique » a été menée depuis le Pic Lory, à 4 088 mètres. Du registre du ski extrême, et en conclusion d’un périple de deux jours au départ du Monêtier-les-Bains, une réalisation emblématique à plus d’un titre.

Il faut raconter cette aventure, parce qu’il s’agit de la Barre des Écrins, point culminant du massif éponyme. Aussi parce que la descente à skis des 1 200 mètres de son raide versant sud, les figures du ski de pente raide l’ont toutes ou presque envisagée, sans jamais la réaliser. Enfin parce qu’il est rare qu’un guide de haute montagne, tout aussi performant soit-il, conduise l’un de ses clients dans une telle entreprise. Voilà pourquoi nous développons ici cette réalisation de Benjamin Védrines – le guide – et d’Olivier Reynaud – le client.

Le dimanche 15 mars dernier en début d’après-midi, Védrines et Reynaud parviennent à skis dans la poudreuse du glacier Noir, vers 2 840 mètres d’altitude au pied de la muraille sud de la Barre des Écrins. Au-dessus d’eux, un peu plus de 1 200 mètres de dénivelé qu’ils viennent de descendre à skis depuis le Pic Lory à 4 088 mètres, avec seulement deux rappels successifs, sur une hauteur de 100 mètres. Ils étaient au sommet à 11h20, 5 heures après avoir quitté le refuge des Écrins (3 175 m) sur le glacier Blanc. La veille, le samedi, les deux compagnons sont partis du Monêtier-les-Bains dans la vallée de la Guisane en milieu de matinée. Ils ont emprunté le télésiège de l’Yret, franchi le col de la Montagnolle, remonté le glacier sans trace de Séguret Foran, atteint le Pic de Dormillouse (3 410 m), et descendu son couloir ouest : « attaque à 50° en neige regelée », précise Védrines. Puis, par une courte remontée, ils ont atteint la crête des Pavéous, descendu son couloir nord-nord-ouest et rejoint à 17 heures le refuge, point de départ le lendemain pour la Barre et son antécime ouest : le Pic Lory. (…)

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