Des chercheurs de l’Institut suisse pour l’étude de la neige et des avalanches ont recueilli pour la première fois des données directement sous des avalanches de glissement à l’aide de capteurs. L’objectif est d’établir des règles appropriées afin de prévoir plus précisément le moment de leur déclenchement et leur étendue. Ils nous expliquent.
«Nous avons obtenu de nouvelles informations sur les processus décisifs lors du départ d’une avalanche de glissement », explique Amelie Fees, scientifique au WSL Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF) à Davos. La scientifique a examiné les conditions qui doivent régner au sol et dans la neige pour qu’une avalanche de glissement se déclenche.
Qu’est-ce qu’une avalanche de glissement ?
Lors d’une avalanche de glissement, l’ensemble du manteau neigeux glisse sur un sol constitué d’herbe ou de dalles rocheuses, et ce toujours de manière spontanée. Pour cela, la neige doit être humide au sol. En hiver, cela se fait par le bas, lorsque la chaleur résiduelle de l’été est encore stockée dans le sol. Au printemps, en revanche, elle vient d’en haut, l’eau de fonte et la pluie s’infiltrant à travers le manteau neigeux jusqu’au fond. Souvent – mais pas toujours – des fissures se forment dans la neige avant le départ, les « gueules de poisson ». Celles-ci sont considérées comme un signal d’alerte précoce.
Comment observer ces avalanches ?
Amelie Fees a mesuré pendant trois hivers la teneur en eau de la neige et la température du sol. C’est
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