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L’activité avalancheuse reste forte dans les Alpes. De nombreuses avalanches se sont déclenchées ce week end, et l’une d’elle a fait une nouvelle victime, samedi en Haute-Savoie. Hasard du calendrier, le projet de partenariat entre les guides de haute montagne et Météo France est lancé, afin d’enrichir les données sur la stabilité des manteaux neigeux et améliorer la prévision des risques. Toutes les explications avec deux  prévisionnistes de Météo France et des membres du Syndicat national des guides de montagne (SNGM).

Les guides de haute montagne vont-ils renforcer le réseau d’observation nivo-météorologique français en partenariat avec Météo France ? Le communiqué de presse estampillé SNGM (syndicat qui regroupe une majorité des 1800 guides français en activité) le laisse supposer : « Une convention a été signée, le 18 décembre 2020, entre Météo France et le SNGM (…) Trois départements expérimentent un dispositif avec les guides : les Hautes-Alpes, la Savoie et la Haute-Savoie (…) Il est important que tous les massifs soient concernés… » Les signataires ont modéré ces derniers jours, mais déclarent la démarche enclenchée, et prometteuse, malgré ses complexités.

Comment ça marche ?

Il s’agirait pour Météo France et les guides français, à l’issue d’une phase expérimentale en cours depuis décembre dernier en Haute-Savoie, de collaborer pour améliorer les prévisions des risques d’avalanches dans les 11 départements concernés du territoire (04, 05, 06, 38, 73 et 74 pour les Alpes ; 09, 31, 64, 65 et 66 pour les Pyrénées ; 2A et 2B pour la Corse). Plus précisément, d’impliquer les guides dans la récolte de données, en concertation avec les prévisionnistes, qui disposeraient alors d’éléments de terrain plus nombreux pour rédiger les  bulletins d’estimation des risques d’avalanches (BERA). Ceci pour les 35 massifs actuellement traités : 23 dans les Alpes, 10 dans les Pyrénées et 2 en Corse. Ce réseau d’observation dans le réseau, dit ROMANsns (Réseau d’observations et de mesures avalanche et neige en secteurs non sécurisés), pourrait à terme être actif en dehors de la période d’ouverture des stations de ski (mi-décembre à mi avril). Actuellement, une large part des données traitées pour l’élaboration des BERA provient de 150 postes d’observations situés entre 1000 et 2500 mètres d’altitude, postes tenus essentiellement par le personnel formé des services de pistes des stations. On comprend ici pourquoi les BERA rédigés depuis le début de la saison le sont « à partir d’informations réduites », pour cause de Covid. (…)

L’apport des guides

6 guides de haute montagne ont été sélectionnés pour le dispositif ROMANsns en Haute-Savoie, 6 pour la Savoie et 6 pour les Hautes-Alpes (…)

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