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Le week-end dernier, de nombreuses communes hébergeant des domaines skiables ont pris des arrêtés pour interdire l’accès aux pistes. Cela n’a pas empêché ces dernières d’être tracées en long en large et en travers, notamment par des skieurs de randonnée. Pour assurer la sécurité de tous et en premier lieu, la vôtre, où est-il conseillé et autorisé d’aller faire glisser les peaux de phoque ?

La scène se déroule le 7 décembre, quelques jours après une série de manifestations contre la fermeture des remontées mécaniques dans les Alpes. Dans le massif de Belledonne, en Isère, le directeur de la station de ski des 7 Laux, Jean-François Genevray, par ailleurs guide de haute montagne, s’inquiète à voix haute. « La question de la responsabilité va très vite se poser. Si le gouvernement maintient l’interdiction de l’ouverture des remontées mécaniques, s’il continue à neiger, on risque d’en arriver à devoir prendre des arrêtés pour interdire l’accès aux pistes. On pourrait en arriver là. C’est quand même dramatique : on va en arriver à interdire l’accès à la montagne ».

Moins d’une semaine plus tard, différentes mairies iséroises réparties sur le massif de Belledonne ainsi que l’intégralité du massif du Sancy dans le Puy-de-Dôme sont passées à l’acte. « Après les annonces gouvernementales, personne ne savait nous renseigner sur les responsabilités en cas d’accident ou d’avalanche sur les pistes, rapporte Jean-Luc Jaouen, responsable des pistes de Chamrousse. La balle a été renvoyée à la Préfecture, qui a conseillé aux domaines skiables de faire signer des arrêtés municipaux aux communes ». Contestables, comme tout arrêté municipal, et surtout très peu respectés, ces arrêtés sont supposés protéger les usagers des risques (naturels ou non) encourus lors de la pratique d’une activité de montagne. Surtout, ils évitent aux maires d’être jugés responsable en cas d’accident.

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