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Reprends ton souffle, le roman Montagne sans filtre

Une expédition sur le K2, une histoire familiale tourmentée, une mère disparue sur les pentes du Manaslu, un vrai-faux héros pénible mais attachant, et une héroine attachante et irrésolue : voilà les ingrédients du deuxième roman de Mélanie Valier. Reprends ton souffle : voici sans doute une injonction contemporaine autant qu’un bon titre, et la suite des aventures de Emma et Matthieu. Aux éditions Glénat.

Un roman, il faut sans doute en écrire pour savoir à quel point il peut s’échapper de l’intention première, partir dans une direction incongrue, s’attarder sur un personnage qui, de secondaire, devient important. Le deuxième roman de Mélanie Valier ne manque pas de (bons) personnages secondaires. Et il a un bon titre, ce qui n’est pas rien. Reprends ton souffle, ce n’est pas le souffle dont Godard a fait l’un de ses films emblématiques. Mais c’est un rappel du souffle dont vit Chamonix chaque été – celui des coureurs passionnés de trail, du Marathon à l’UTMB. Et c’est une fresque esquissée page après page d’un héros si égoïste qu’il en serait antipathique si l’on avait l’impression de voir à travers ses traits un savant mélange des plus caractéristiques figures du microscosme chamoniard – ou annécien, disons.

Matthieu Charraz est une star de l’ultra trail, et le héros de Mélanie Valier lui permet de se lâcher un peu (pas suffisamment, au point où on en est) sur les tendances égotistes actuelles : le trail est un condensé de compétition en montagne, les réseaux sociaux – que Matthieu déteste mais utilise, les femmes des objets que l’on convoite. Et pourtant. L’héroine de Mélanie Valier est bien Emma, une jeune femme qui se cogne la dureté du monde et le machisme globalisé, qui pourtant aime le sexe sans filtre et Matthieu Charraz sans capote (et réciproquement, pour le plaisir des lecteurs/lectrices). Et l’énigme, alors ? (…)

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