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Une première historique, le K2 en hiver. Cinq morts dont trois disparus. Des rivalités entre équipes au camp de base, entre nations, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais aussi, de longue date, un hiatus entre occidentaux et ceux qui pendant longtemps ont été les artisans de leurs réussites passées, népalais et pakistanais. Après les reproches faits par les survivants, jaloux de la réussite népalaise, le rubicon a été franchi avec cette invraisemblable rumeur de cordes fixes qui auraient été ôtées par ceux qui ont réussi le K2. Le cercle des himalayistes n’est pas le monde des bisounours. Mais la polémique est sans doute allée trop loin. Explications.

L’immense succès des népalais, premiers sur le K2 en hiver, a vite été estompé par une succession de drames sur la même montagne : d’abord l’espagnol Sergi Mingote, qui s’est tué en chutant à la descente alors que les népalais étaient encore sur place. Après plus de deux semaines de vents violents et de météo pourrie, début février, un créneau se dessinait pour un deuxième « summit push », un grand nombre de grimpeurs de plusieurs nationalités se précipitant pour tenter leur chance. Trois d’entre eux, John Snorri, Juan Pablo Mohr et le très expérimenté Ali Sadpara ne sont jamais redescendus. Ils sont depuis portés disparus. Est également décédé un grimpeur bulgare, Atanas Skatov, dans une chute fatale entre le C3 et le CB.

Cinq morts, des survivants – dont le fils de Ali Sadpara qui a

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