Nul ne sait ce qu’il restera des glaciers alpins dans le futur, mais une chose est sûre : leur fonte s’est accélérée depuis 2020. Alors les Nations Unies ont beau décréter 2025 comme l’année internationale des glaciers, que dire face à ce qu’il faut bien appeler une disparition ? L’anthropologue Nastassja Martin, membre du collectif La Grave Autrement, qui a beaucoup travaillé sur les confins du monde (Alaska, Sibérie), et Olivier de Sépibus, photographe plasticien, esquissent une réponse, qui tient de l’art et de la mise au point, dans ce beau livre paru chez Guérin/Paulsen. Une mise au point écrite par Nastassja Martin, un texte incisif et lucide, qui introduit les photos d’Olivier.
«Que reste-t-il de ces franges et de ces bords de monde – les montagnes – qui résistèrent plus longtemps que les autres à leur appropriation et leur exploitation ? » s’interroge Nastassja Martin. « Il
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