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Une réflexion collective sur le futur de la montagne : voilà ce qu’a voulu construire la revue Les Passeurs, dont le premier numéro vient de sortir – en papier s’il vous plaît. Les fondateurs ont voulu libérer une énergie : celle d’un collectif d’auteurs, journalistes, chercheurs, experts, pour imaginer un futur en montagne dans un monde frappé par le changement climatique. Le résultat ? Une revue qui dresse un bilan sans fard, mais qui laisse la place à l’imagination et aux solutions. Pour le meilleur, et pour l’avenir.

Les Passeurs ne l’avaient pas prévu, évidemment. Mais la réflexion entamée dans ce premier numéro de la revue résonne d’autant plus que le Covid, en fermant les stations, a simulé cette fin du « tout-ski » dont Loïc Giaccone a méthodiquement décrit la direction et les impacts. Outre le tourisme, le sommaire fait le tour des problématiques actuelles : comment habiter, vivre, travailler, se nourrir, en montagne, mais aussi la question des pratiques sportives en montagne, un dossier traité par Jocelyn Chavy de la rédaction d’’Alpine Mag. De « libertés de mouvement(s) » il est question, et le moins que l’on puisse dire est qu’il est bien d’actualité.

L’anthropocène n’est pas la fin de la montagne, au contraire, et c’est l’une des plus belles idées des Passeurs. La montagne de demain ne se réinventera pas sans une bonne dose de création : c’est le superbe pari tenu par les Passeurs, qui collectivement ont réalisé des ateliers de design fiction pour imaginer ce futur de la montagne. Vingt pages qui résument la fertilité du collectif, de l’idée des « stations alpines internationales » (sur le modèle de l’ISS) au post-tourisme « fifty-fifty » (la moitié du temps en haut, l’autre en bas) qui avec le télétravail (le covid) est devenu furieusement d’actualité.

Ski, tourisme, agriculture… : pas question de rester tel le lapin devant les phares d’une voiture.

Les Passeurs donnent la parole à plein d’acteurs différents : d’Emmanuel Faber à Jean Corneloup, de Jean Viard à Kilian Jornet en passant par Yann Borgnet, dont nous publions ici l’interview réalisée pour les Passeurs in extenso. Ski, tourisme, agriculture : pas question de rester tel le lapin devant les phares d’une voiture. Il s’agit de dépasser ce cadre où la montagne est réduite à un décor de carte postale, comme l’exhorte Nastassia Martin dans son interview.

Passeur, comme le rappelle la définition, au sens figuré, c’est une personne qui fait connaître une oeuvre, une doctrine, un savoir, servant ainsi d’intermédiaire entre deux cultures, deux époques. Nous y sommes sans doute.

Une revue qui préfère l’utopie à la dystopie, la main tendue plutôt que la division entre écolos et bétonneurs. Rien que pour la paix dans le monde, courrez le commander.

Les Passeurs, c’est par ici.

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