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Le sommet du K2 a enfin été atteint en hiver. Le dernier 8000 à être gravi pendant la saison froide est sans doute le plus difficile, et son climat particulièrement rigoureux a retardé l’avènement de ce succès historique. Historique ? Pas qu’un peu… mais le talent et la présence des alpinistes népalais dans les réussites himalayennes ne datent pas d’hier.

Historique ? D’abord parce que l’hiver 2021 restera celui de la fin d’une quête commencée en 1980 avec l’ascension hivernale de l’Everest par une équipe polonaise (Leszek Cichy et Krzysztof Wielicki). Les Polonais allaient devenir les grands spécialistes du genre.

Cette fois, c’est une équipe de Sherpas qui rafle la mise. Ils placent dix hommes, ensemble, au sommet. Rien que ça ! La clé de leur succès tient beaucoup à leur étonnante rapidité. Ils ont pu ainsi profiter d’un créneau peu après une tempête qui avait emporté les premiers camps…  Parmi eux, Nirmal Purja, qui s’est fait remarquer en collectionnant les 14 huit mille en 6 mois, n’a pas fait appel à l’apport artificiel d’oxygène… Il y a quelques jours, un scientifique allemand exprimait ses doutes sur une telle possibilité, sans toutefois l’exclure, mais soulignant le côté « limite physiologique » d’une telle ascension sur le K2 en hiver, période où la pression de l’air est encore plus basse que d’ordinaire.

Succès total donc, qui devrait entrer dans la légende de l’alpinisme. Et surtout, émergence réjouissante d’une génération de Sherpas alpinistes de haut niveau. Pour le Copil UNESCO Alpinisme, c’est un bonheur immense, qui démontre, si besoin était, l’universalité de l’alpinisme.

Émergence ?… Ils ont souvent été là, les Sherpas, lors des premières historiques… Il apparaît que trop souvent, ils ont été considérés comme des « auxiliaires », alors qu’ils ont joué un rôle prépondérant. De Pasang Dawa à Tenzing Norgay, voici une petite histoire des alpinistes népalais. (…)

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