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Jean-Christophe Lafaille aimait écrire. Ses carnets sont aujourd’hui rassemblés dans cette autobiographie poignante, où l’homme se livre à travers ses ascensions hors du commun, d’un ascétisme radical. Disparu en hiver au Makalu, l’alpiniste fut un Sisyphe visionnaire en Himalaya, et un humain trop humain, en bas. Ses mémoires sont un hommage intime à l’himalayisme, à l’aventure absolue, à la quête perpétuelle des rêves les plus extrêmes.

Sombre. C’est un livre sombre. Un témoignage poignant de la main même de Jean-Christophe Lafaille. Une lecture qui laisse parfois un goût étrange, celui qu’on aurait en lisant par-dessus l’épaule de quelqu’un qui décrit ses joies et ses peines. Il y a un côté voyeuriste dans l’étalage des sentiments d’un homme disparu. Quand bien même cet homme avait une vie publique, lui qui était, sans doute, le meilleur alpiniste de sa génération, en France, et l’un des tous meilleurs au monde. Quand bien même cette autobiographie a été soignée par l’éditeur, et adoubée par sa veuve Katia Lafaille, je ne peux pas m’empêcher de penser que toute autobiographie posthume se fait à l’insu de son auteur, par définition. On ne parle pas d’un morceau de Johnny retrouvé dans un studio, mais des carnets intimes de Jean-Christophe Lafaille, sa vie en mots qu’il aurait, peut-être, éditée différemment (…)

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