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Ils ont trouvé le temps d’appuyer sur pause. Alors que la saison d’été a déjà bien commencé, les guides de haute montagne du Syndicat national des guides de montagne (SNGM), ont initié une réflexion sur l’avenir de leur métier. Que reste-t-il et que restera-t-il de la liberté du guide et du client en montagne à l’heure d’une société toujours plus judiciarisée. Sous cette thématique en apparence aride, faite d’assurances et de responsabilités, se trament finalement des enjeux beaucoup plus profonds, liés à une certaine vision de la montagne, faite de confiance et de risque acceptable. Jusqu’à quel point ?

Ce n’est pas la première fois que les guides de haute montagne se retrouvent pour réfléchir et échanger sur leur métier et son avenir. Mais avec la hausse du coût des accidents, les primes annuelles au SNGM s’envolent et deviennent difficilement supportables (670€ par guide en 2022), soit 700 000€ au total). Le SNGM a donc enclenché un processus de réflexion. 

C’est la première fois qu’ils font appel à des personnes extérieures, ayant une vision différente, et « un certain recul que l’on n’a pas forcément quand on est toujours la tête dans le guidon » comme l’explique Georges Unia, guide et référent « environnement » du Syndicat national des guides de haute montagne (SNGM). 

La tête dans les guidon, c’est peu dire en ce moment étant donné l’actualité brûlante d’une pénurie de guides pour la saison qui débute et de refuges pleins à craquer. Que ce soit dans l’immédiat

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