Pour la troisième fois, Charles Dubouloz a remis sa tenue de toréador version hiver : doudoune blanche, pantalon rose. Dans le rôle du taureau : l’Ossau, et son austère face ouest-nord-ouest, pour un « dernier solo ». L’ultime volet de sa trilogie ressemble moins un bouquet final qu’à une mise au point personnelle. Sur la route du retour des Pyrénées, à vélo, Charles Dubouloz livre une parole rare sur l’engagement et la lucidité, évoquant l’idée qu’« en alpinisme, quand tu arrives à être excellent, c’est peut-être le moment d’arrêter ». Voici l’instantané d’un alpiniste à un moment charnière de son parcours.
Le vent s’engouffre dans le téléphone. Au bout du fil, la voix de Charles Dubouloz se hache par rafales, quelque part entre Toulouse qu’il quitte et Annecy qu’il rejoint à vélo. Trois cent quarante kilomètres à pédaler, ce 2 mars, comme un sas de décompression. Après l’Ossau, il
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