Avec Enfermés dehors, le journaliste Mathias Riquier critique une culture outdoor récupérée par le marketing, l’entre-soi et la mise en scène. L’essai est souvent juste dans ses constats et dans son analyse par le prisme de la marchandisation. Il est plus fragile quand il s’agit de proposer des solutions et il finit par buter sur la question qu’il adresse lui-même aux autres : d’où parle-t-on ? Mais aussi : de qui parle t-on ?
Ce livre égratigne pas mal de monde, et c’est peut-être pour ça d’ailleurs que beaucoup de médias proposent une interview de l’auteur plutôt qu’une chronique du livre. Il pose en tout cas suffisamment de questions souvent mises sous le tapis pour que l’on prenne le temps d’en faire une lecture attentive. Car s’il a de quoi prendre une place importante dans la « littérature outdoor », il présente tout de même des limites problématiques.
reste à lire.
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