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Il va falloir s’y faire : en septembre, le festival de Ladek n’a pas lieu dans une petite bourgade polonaise. Il prend place, pendant 5 jours et 25 films, dans ce qui s’apparente plutôt à une capitale de l’alpinisme, où l’on rencontre le monde qui grimpe et explore. On s’y tape sur l’épaule, ça cause montagne et projets, on trinque à la santé des copains disparus. On y reçoit même des Piolets d’or ou des légions d’honneur avec nœud papillon. Rencontres et morceaux choisis d’une certaine définition de l’alpinisme en 2019 : le goût de parcourir les montagnes par là-haut, le kiff du partage une fois revenu en bas.

Ladek-Zdroj (prononcez Landeque-Zdrouille, si si) est une petite ville du sud-ouest de la Pologne, à quelques encablures de la Tchéquie. Autour, on distingue à peine quelques collines. Certes, un panneau vante une station de ski toute proche (Czarna Gòra Resort) mais pour grimper haut, il faudra repasser. Pourtant, malgré cette apprente plainitude (qui lui confère une certaine plénitude), Ladek est aussi l’une des capitales mondiales de l’alpinisme. Si si, encore. Et ça, ce n’est pas l’office de tourisme local qui le dit, c’est nous. Ben oui. Oui parce qu’en cinq jours, on peut croiser là-bas ce que l’alpinisme, l’escalade, le ski, le kayak, la spéléologie, la course à pied, la photographie ou encore la highline ont produit de mieux chez ses représentants. Attention, il n’est pas question ici de jubiler à l’idée de croiser des stars. Non, l’idée est bien

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