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Conçu par la société savoyarde API-K la balise de secours K-IP permet d’être localisable par les secours, même sans aucun réseau, comme nous l’avons expliqué ici avec les ingénieurs de la marque ainsi que les secouristes du PGHM qui l’utilisent. Nous avons pu avoir la balise K-IP en test pour éprouver son efficacité. Le boitier est plus petit qu’un iPhone, n’a pas d’écran et informe sur son état avec une simple led et un bip sonore. C’est simple et basique. Il faudra juste prévoir un étui étanche car la balise ne l’est pas. 

Prise en main

Au tout début de l’utilisation du boitier, il faut passer du temps pour comprendre son fonctionnement, l’appairer avec le téléphone, enregistrer un compte, et enfin demander à des proches de télécharger à leur tour l’appli de leur côté pour qu’ils puissent nous suivre à la trace ou être prévenus en cas d’alerte. Un peu fastidieux mais nécessaire.
Maintenant c’est bon, on peut partir en ski de rando, direction la Dent de Crolles au coucher du soleil ! On allume le boitier qu’on met dans le sac à dos. À noter que la préhension du bouton est très compliquée à trouver au début, il faut appuyer assez fort mais pas trop, afin d’éviter des déclenchements d’alerte intempestifs. La version finale sera dotée d’un retour haptique pour remédier à ça. Le reste se passe sur le smartphone. 

Sur le terrain

En chaussant les skis, on prend son portable, bluetooth allumé, et on doit démarrer une activité sur l’appli en indiquant le temps estimé de la sortie. On sélectionne les contacts qui pourront nous suivre. Ils reçoivent un push. Il faudra quand même prévenir en amont les personnes concernées pour qu’elles soient attentives à ce push. D’expérience, il s’est retrouvé plusieurs fois noyé entre deux notifications de mail et de réseaux sociaux.
Lors de la sortie, un point GPS est envoyé toutes les 30 secondes, ce qui permet à quelqu’un d’extérieur à la sortie de visualiser l’itinéraire. Le tracé adopte une coloration en dégradé. Plus elle est claire, plus le point GPS est récent. 
On fait un test d’alerte en appuyant longuement sur le bouton principal. Notre proche est prévenu et nous appelle pour savoir si tout se passe bien (s’il y a du réseau). En cas de vraie alerte, il peut prévenir les secours en informant précisément de notre position sur la carte. L’hélico peut nous repérer avec l’antenne API-K que fournit la société. 

Le kit antenne et récepteur utilisé par les secours ©TP

Verdict

Bien qu’un peu long à apprivoiser au départ, l’utilisation du K-IP s’avère simple une fois qu’on est rôdé. On ne se préoccupe guère de la longévité de la batterie, très longue. De manière tout à fait subjective, on se sent plus en sécurité. C’est une vraie assurance risque, à condition de s’assurer qu’on est vraiment suivi à l’autre bout du fil par quelqu’un d’attentif à notre sortie. Petite réflexion sur l’écosystème également : en ski de rando, cela fait un nouveau boitier à transporter en plus du téléphone, du DVA et de la montre GPS. Cela représente aussi un investissement supplémentaire non négligeable. La sécurité a-t-elle un prix ? Non dirions-nous, mais pas forcément facile à entendre quand les finances sont justes. Les capacités du boitier (usage en groupe, prévention quand un membre s’écarte trop dans le brouillard, etc) sont aussi bridées si on est le seul à l’avoir dans le groupe. À voir le taux d’équipement de la communauté dans le temps. Au final, une avancée supplémentaire pour la sécurité.

Lire également notre reportage terrain avec les secouristes utilisant la balise K-IP

Infos K-IP sur le site API-K

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