Semaine folle au K2

Surfréquentation et records de vitesse en question

Le K2 ©WikimediaCommons/MariaLy

C’est la folie au K2, version 2022. En une semaine, des centaines d’ascensions sont revendiquées par la voie normale de l’éperon des Abruzzes et le record de vitesse d’ascension établi sans apport d’oxygène par le Français Benoît Chamoux en 1986, a été possiblement battu hier. Synthèse d’une semaine folle et inédite sur le deuxième plus haut sommet du monde.

Au K2 (8 611 m), le bivouac cauchemardesque de Walter Bonatti sur l’éperon des Abruzzes lors de la première italienne en 1954 semble bien loin. Depuis que des Sherpas, parties des expéditions commerciales sur place actuellement, ont terminé de fixer des cordes le long de cette voie historique et jusqu’au sommet le 21 juillet dernier, il y a foule sur l’itinéraire et les annonces de succès pleuvent.

Le ciel est resté bleu toute la semaine et ce matin, plus de 200 ascensions sont désormais revendiquées comme abouties à la deuxième plus haute cime du monde. Selon certaines sources, ce chiffre dépassait déjà la centaine au soir du 22 juillet : un record. Les couronnés sont Sherpas, guides pakistanais, collectionneurs de 8000 clients des agences sur place comme la Norvégienne Kristin Harila (8k expeditions), également mais minoritaires des alpinistes de haut niveau comme le Français Benjamin Védrines, les Italiens François Cazzanelli, Pietro Picco et Jérôme Perruquet, et probablement bientôt le Kazakh Denis Urubko (qui serait en route vers le sommet…).

La voie normale du K2 bondée, comme à l’everest

K2 : la voie normale de l’éperon des Abruzzes évolue

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