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Qui veut la peau de l’Anena ?

L’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (ANENA), reconnue d’utilité publique, est en pleine crise. La mise à la porte de son directeur et l’emprunt considérable que doit contracter l’association pour financer son départ suscitent des interrogations. Des erreurs de gestion et l’inadaptation de certaines formations qu’assure l’Anena n’expliquent pas tout. En toile de fond ? Le juteux business des formations des pisteurs artificiers, et les accidents mortels de quatre d’entre eux ces dernières années. « Si on voulait couler l’Anena on ne s’y prendrait pas autrement », explique l’une de nos sources, membre de l’Anena.

L’Anena aurait dû fêter son cinquantenaire dans d’autres conditions. Créée il y a cinquante ans après l’avalanche de Val d’Isère qui coûta la vie à 39 personnes, l’association a beaucoup changé depuis. Et c’est peut-être là que se trouvent les racines de la crise actuelle. A deux ans de la retraite, son directeur, Dominique Letang, a été poussé vers la sortie après douze ans à ce poste. 

Si son départ n’a pas étonné, le montant des indemnités de sa rupture conventionnelle fait tiquer. 105 000 euros. Pour une association qui a cinq salariés, et surtout un budget annuel de 800 000 euros, c’est beaucoup. Avec les charges, ces indemnités vont coûter autour de 140 000 euros, pour une association qui peine à garder ses comptes à flot. La solution du président de l’Anena, Jean-Pierre Rougeaux, est toute trouvée. Il a convoqué une assemblée générale extraordinaire qui devait se tenir aujourd’hui

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