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4807,80 mètres au dessus du niveau de la mer : l’ordre des géomètres-experts vient de dévoiler la nouvelle altitude du Mont Blanc, résultat de la dernière mesure effectuée il y a moins de deux semaines, le 17 septembre. Mais quelle est l’utilité de cette donnée ? Nous avons posé la question à Jean des Garets, vice-président de la Chambre départementale des géomètres-experts de Haute-Savoie.

 

«Mesurer l’altitude du Mont Blanc ? Ça ne sert à rien ! », plaisante Jean des Garets, vice-président de la Chambre départementale des géomètre-experts de Haute-Savoie, après une minute de conversation téléphonique. Le ton est donné. Mais derrière cette boutade se cache un fond de vérité : lorsque les géomètres-experts mesurent pour la première fois l’altitude du Mont Blanc en 2001 et annoncent 4810 mètres, les réactions fusent. « On ne s’attendait pas à ce que des météorologues et des glaciologues nous rétorquent que cette donnée ne servait à rien, se souvient Jean des Garets. Dans le même temps, d’autres assuraient au contraire que ça pourrait servir un jour ».

Peu soucieux de ce que l’on pouvait en dire, les géomètres-experts de Haute-Savoie ont poursuivi leurs mesures. « On s’est fait tacler et en réaction, on a décidé qu’on allait le refaire », sourit Jean des Garets. Dans la lignée des mathématiciens suisses Jean-Christophe et Nicolas Fatio en 1685, puis du physicien (suisse également) Horace Bénédict de Saussure qui établit la première mesure barométrique sérieuse en 1887, voilà donc vingt ans que les géomètres-experts

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