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Paradis du trekking, le Népal est tristement connu pour ses statistiques aériennes meurtrières. Alors qu’un nouveau crash a causé la mort de 19 personnes se rendant au Mustang, Gérard Guerrier reprend sa casquette de spécialiste du voyage d’aventure et prend sa calculette. Du trek ou de l’avion, le plus dangereux ne serait pas celui qu’on croit.

Dimanche 29 mai 2022.  

Le Twin Otter, 9N-AET, de la compagnie Tara effectuant la liaison entre Pokhara et Jomosom, se crashe sur un flanc de montagne par 4420m d’altitude, ne laissant aucune chance à ses 19 passagers et ses 3 membres d’équipage. Le 9e crash mortel en dix ans :  « un triste bilan qui ne fait que s’alourdir au fil des ans… » se lamente un journaliste. 

Une nouvelle fois, la question se pose pour tous les amateurs de trek et d’alpinisme : 

– Est-il raisonnable de prendre l’avion à l’intérieur du Népal, notamment pour rejoindre Lukla, la porte d’entrée de la vallée du Khumbu, ou Jomosom, celle des Annapurnas et  du Mustang ? Ne vaut-il pas mieux de prendre le bus, ou encore de ne plus aller au Népal ? 

À Kathmandou, départ pour un vol domestique à bord d’un bimoteur népalais ©J. Chavy

J’avais ainsi découvert que les vols intérieurs au Népal étaient 32 fois plus dangereux que les vols réguliers commerciaux mondiaux

La Commission Européenne, constatant les statistiques défavorables, a choisi en 2013 d’inscrire toutes les compagnies aériennes népalaises, avion et hélicoptère, sur sa liste noire. Celles-ci ne

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