fbpx
@

Chaque année près de quatre personnes sont tuées dans le couloir du Goûter, et huit personnes y sont blessées, victimes de chutes de pierres ou d’un dévissage dû à l’instabilité du couloir, passage obligé sur la voie normale du mont Blanc. De 1990 à 2017, le bilan est lourd : 102 morts, 230 blessés. Chercheur en géographie, Jacques Mourey  vient de livrer les principaux résultats de son étude sur les facteurs à l’origine des déstabilisations rocheuses dans le couloir du Goûter. Elle révèle des informations précieuses pour mieux préparer une ascension du mont Blanc et réduire le risque d’être touché par des chutes de pierres.

Après une première étude sur les déstabilisations rocheuses dans ce secteur en 2011, le chercheur Jacques Mourey (EDYTEM Chambéry) s’est penché sur le problème, tandis que chaque année des « déstabilisation rocheuses » et autres chutes de pierres expliquent directement un tiers des accidents, et sont impliquées dans les dévissages pour une moitié. Fournies par le PGHM, ces statistiques implacables traduisent à la fois la forte fréquentation de la voie normale du mont Blanc, et les importants dangers objectifs qui menacent les candidats à la voie normale qui emprunte le couloir du Goûter.

Quand se produisent ces chutes de pierres ? À quelle fréquence, et à quel moment de la journée ? Quelles sont les conditions météo et géomorphologiques les plus favorables à leur occurrence ? « Nous avons utilisé des capteurs sismiques, en continu, qui enregistrent des ondes sismiques produites par les impacts des blocs dans le couloir, en installant 3 capteurs en 2018, et en 2019, deux capteurs en plus sur l’autre rive du couloir » explique Jacque Mourey, concernant la méthodologie de son étude soutenue par la fondation Petzl. « Nous n’avons détecté que les volumes supérieur à 0,03m3 soit 50 litres ou l’équivalent de 135 kg de gneiss. » Donc les résultats sous-estiment la quantité de chute de pierres, comme une pierre unique de la taille du poing qui n’est pas « captée » par le système. « L’idée est surtout d’identifier les périodes de chutes de pierres les plus « favorables ». Et les résultats sont parlants. (…)

La suite pour les abonnés

. . .

Copy link